Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a récemment exprimé son point de vue sur l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur l'économie française. Lors d'une intervention sur France Inter, il a assuré que la stabilité financière du pays n'est pas en péril. "La stabilité financière est solidement ancrée, et cela ne pose pas de préoccupation majeure", a-t-il précisé.
Il a reconnu que cette situation géopolitique pourrait entraîner une augmentation modérée de l'inflation et un ralentissement de la croissance. Cependant, il a fermement déclaré qu'il n'y aurait pas de récession. "L'ampleur de ces effets dépendra de la durée du conflit", a-t-il ajouté.
absence de pression pour augmenter les taux d'intérêt
En évoquant l'expérience de la guerre en Ukraine, Villeroy de Galhau a souligné que les circonstances économiques de cette année diffèrent considérablement de celles de 2022, lorsque le choc inflationniste a coïncidé avec la sortie de la pandémie. Il a indiqué : "Je ne vois pas de justification pour que, à la BCE, nous devions augmenter nos taux d'intérêt pour freiner l'inflation à ce stade." Le gouverneur a qualifié la situation actuelle de "sérieuse", tout en soulignant la nécessité d'évaluations continues.
Il a aussi mentionné les divers risques liés à la guerre, notamment la hausse de 15 % des prix du pétrole et de 50 % pour le gaz ces derniers jours. Il a expliqué que le prix du pétrole est d'une importance cruciale pour l'économie française, surtout après un hiver difficile.
premature d'envisager une baisse des taxes sur les carburants
Concernant la proposition de Marine Le Pen de diminuer les taxes sur les carburants pour atténuer les hausses provoquées par le conflit, Villeroy de Galhau a réagi en disant que cela serait "prématuré". "Nous n'avons pas les ressources financières nécessaires pour cela", a-t-il ajouté.
En ce qui concerne la chute des marchés boursiers cette semaine, le gouverneur n'a pas montré d'inquiétude : "L'impact économique de cette baisse est limité, surtout en tenant compte du fait que les Bourses étaient antérieurement surévaluées." De plus, il a noté que le renforcement du dollar, en tant que valeur refuge, est une réponse normale des marchés, tout en faisant écho aux préoccupations récentes sur la faiblesse de la devise européenne.







