La question se pose : l'État tire-t-il profit de l'augmentation des prix des carburants ? Invité sur Franceinfo, Dominique Schelcher a clairement identifié l'État comme le principal bénéficiaire de cette situation, résultant des tensions géopolitiques, notamment la guerre au Moyen-Orient. Selon ses déclarations, "Plus de 51% du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l'État".
Les dernières données de Bercy révèlent qu'aujourd'hui, le litre de SP-95/E10 est affiché à une moyenne de 1,78 euro, soit une hausse de 7 centimes par rapport à la semaine précédente, juste avant les frappes israélo-américaines en Iran.
Hausse des ventes de carburants
Dominique Schelcher a également souligné que la part des marges des distributeurs dans le prix final est minime, comparée aux taxes. "L'essentiel du prix du carburant, ce ne sont pas les marges des distributeurs, mais les taxes", a-t-il insisté.
Il a aussi noté une nette augmentation des ventes dans les stations-service : "Depuis la fin de la semaine dernière, nous observons un doublement de la fréquentation". Mercredi, Intermarché rapportait une hausse de 50% de ses ventes de carburants.
Le ministère de l'Économie, représenté par le ministre Roland Lescure, a prévu des contrôles de la situation sur le terrain par la DGCCRF pour s'assurer que les hausses des prix à la pompe soient conformes à l’augmentation des cours pétroliers. Le ministre a exhorté à ne pas céder à la panique en affirmant qu'"il n’y aura pas de pénurie nationale".
Pour en savoir davantage sur cette thématique, consultez des articles approfondis tels que celui portant sur "une augmentation de 4 à 5 centimes par litre" que vous trouverez sur notre site.







