Lors de son passage à France Inter, François Villeroy de Galhau a minimisé les inquiétudes concernant la stabilité financière face à la récente flambée des prix de l'énergie. Le conflit au Moyen-Orient, bien qu'inquiétant, ne représente pas, selon lui, une menace immédiate pour l'économie française.
"La stabilité financière n'est pas en danger, c'est très clair," a-t-il déclaré.
Le gouverneur a également observé avec attention l'évolution des prix de l'énergie. Pour illustrer son propos, il a mentionné qu'Intermarché avait déjà enregistré une augmentation de 50% des ventes de carburants depuis le début du conflit.
"Depuis ce matin, le prix du pétrole a augmenté d'environ 15%, et celui du gaz a dépassé les 50%, mais on partait de niveaux très bas," a-t-il précisé.
François Villeroy de Galhau a également relativisé l'importance de ces hausses. Selon lui, avec l'approche des beaux jours, le pétrole demeure plus crucial pour l'économie française que le gaz, qui est surtout nécessaire pour le chauffage hivernal.
La Banque de France publiera ses prévisions le 26 mars
Il a souligné que l'impact réel de ce conflit dépendra de sa durée. "Tout dépendra de la nature temporaire ou pérenne de l'augmentation des prix," a-t-il discuté. En ce sens, le Rassemblement national a exprimé des demandes de réduction des taxes énergétiques, ce à quoi le gouverneur répond qu'il est "prématuré d'envisager ce type de mesures" tant que la situation économique n'est pas clarifiée.
À propos des taux d'intérêt, il a rappelé que la Banque Centrale Européenne ne prévoit pas d'augmentation pour l'instant. Avant le conflit, l'inflation française était relativement basse, se stabilisant autour de 1%. Bien qu'il ait admis que la guerre pourrait provoquer une légère inflation et une petite baisse de la croissance, il a mis en garde contre toute comparaison avec la crise énergétique de 2022.
"2026 n'est pas 2022; les circonstances diffèrent fondamentalement," a-t-il insisté.
Il a expliqué que le choc de la guerre actuelle ne doit pas être confondu avec celui causé par l'invasion de l'Ukraine par la Russie. En effet, celui-ci avait suscité des goulets d'étranglement dans l'économie déjà affaiblie par le Covid. Il conclut que la Banque de France attend des prévisions économiques plus concrètes d'ici quinze jours, avant toute décision significative.







