Ce jeudi, la cour d'appel de Versailles a décidé que le policier impliqué dans la mort de Nahel Merzouk, 17 ans, le 27 juin 2023 à Nanterre, sera jugé pour violences ayant entraîné la mort, sans intention homicide. Cette décision donne raison à l'agent qui contestait son renvoi aux assises pour meurtre.
Dans son ordonnance, le tribunal a affirmé que l'intention de donner la mort n'était pas avérée, ne suffisant pas à qualifier les actes du policier comme un meurtre. La mort de Nahel, largement médiatisée et filmée, avait provoqué des réactions vives, déclenchant plusieurs nuits d'émeute à travers le pays, et est devenue un symbole des violences policières.
Lors de l'audience à huis clos en décembre, des points de vue opposés ont été dévoilés ; les juges d'instruction souhaitaient un renvoi pour meurtre, tandis que la défense soutenait que le tir était légitime. Les magistrats avaient alors noté : rien ne prouve que l'usage de l'arme était conforme aux principes de proportionnalité et d'absolue nécessité.
L'avocat du policier, Laurent-Franck Liénard, a déclaré que son client avait agi de bonne foi, considérant le tir nécessaire pour protéger les citoyens. À l'opposé, l'avocat de la mère de la victime, a plaidé pour une confirmation de l'accusation de meurtre, estimant que les faits étaient gravement qualifiés.
Ce procès soulève des questions cruciales sur l'utilisation légitime de la force par les forces de l'ordre, un sujet au cœur des débats publics. Les réactions des experts en droit pénal et des associations des droits de l'homme seront attendues avec attention tandis que l'affaire évolue.







