Dans un nouvel élan de pressions, Donald Trump a de nouveau plaidé, ce jeudi, pour un cessez-le-feu en Ukraine, incitant Volodymyr Zelensky à "se bouger" afin de finaliser un accord. Le président américain a affirmé que Vladimir Poutine, traditionnellement inflexible dans ces négociations, pourrait être "prêt" à trouver un terrain d'entente.
En dépit des tensions croissantes au Moyen-Orient, Trump garde l'Ukraine en ligne de mire. Dans une interview accordée à Politico, il a de nouveau exhorté Zelensky à conclure un "accord" pour mettre un terme au conflit, soutenant que son homologue russe pourrait être "prêt" à discuter.
"Zelensky doit se mobiliser et conclure un accord", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il était "inimaginable que Zelensky soit un obstacle" et affirmant que le président ukrainien n'avait "pas les cartes en main". Ces paroles rappellent une rencontre mémorable entre Trump et Zelensky dans le Bureau ovale, au cours de laquelle Trump avait publiquement critiqué le dirigeant ukrainien.
Échanges de prisonniers
Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Trump semble plus enclin à adopter une position favorable envers Poutine que envers Zelensky, qu’il considère comme le principal frein à une résolution pacifique du conflit commencé avec l'invasion russe de février 2022.
Par ailleurs, la Russie et l'Ukraine ont confirmé l'échange, ce jeudi, de 200 prisonniers de guerre de chaque côté, marquant une première étape dans une opération plus vaste convenue lors de récentes discussions à Genève.
Ces échanges de prisonniers ainsi que des corps représentent le seul aboutissement tangible issu de plusieurs cycles de pourparlers directs entre les deux nations, tenus depuis 2025 sous l'égide des États-Unis. Une nouvelle réunion tripartite avait été anticipée cette semaine, mais elle a été ajournée en raison de la guerre au Moyen-Orient.
L'invasion de l'Ukraine par la Russie demeure le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, entraînant des pertes humaines colossales des deux côtés, selon les estimations.
Avec AFP







