La découverte de drones non identifiés au-dessus du Fort Lesley J. McNair, un poste militaire emblématique de l'armée américaine situé au cœur de la capitale, suscite de vives inquiétudes au sein des autorités américaines. Selon le Washington Post, ce phénomène a été remarqué le 18 mars, entraînant des discussions chez les responsables gouvernementaux concernant la sécurité de Marco Rubio, le secrétaire d'État, et Pete Hegseth, chef du Pentagone, qui résident tous deux sur place.
Ce site sensible, qui borde la rivière Anacostia, a été le théâtre d'une réunion d'urgence à la Maison-Blanche. Les autorités ont envisagé de déplacer Rubio et Hegseth, bien que finalement, ils aient décidé de rester à leur poste. Cela fait plusieurs mois qu'ils vivent à Fort Lesley J. McNair, depuis octobre dernier.
Les origines de ces drones demeurent un mystère, et le Pentagone n'a pas répondu aux demandes de Reuters pour éclaircir la situation. Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, a insisté sur le fait que «le département ne peut pas commenter les mouvements du secrétaire Hegseth pour des raisons de sécurité», ajoutant que divulguer ces informations serait «tout à fait irresponsable».
La situation s'inscrit dans un contexte de vigilance accrue face aux menaces sécuritaires sur le territoire américain, amplifiée depuis le début des tensions en Iran. Plusieurs experts en sécurité, interrogés par France 24, soulignent l'importance de renforcer les protocoles de sécurité autour des figures politiques, particulièrement dans un environnement aussi volatile. Les inquiétudes se multiplient alors que les technologies de drones évoluent et que leur utilisation en situation de conflit devient de plus en plus courante.







