La réélection de Kim Jong-un à la présidence de la Commission des affaires d’État n’a étonné personne, tant la contestation de la dynastie en place semble impossible en Corée du Nord. L'organe législatif, l’Assemblée populaire suprême, a confirmé son maintien au pouvoir, décrit par l’agence de presse officielle KCNA comme une manifestation de la volonté unanime du peuple coréen.
« Lors de la première session de sa 15e législature, le 22 mars, le camarade Kim Jong-un a été réélu président des Affaires d’Etat de la République populaire démocratique de Corée », a révélé KCNA. Cette décision a été prise par les 687 députés, qui ont obtenu un taux de participation de 99,9 % à l’élection du 15 mars dernier.
Une dynastie communiste
La Corée du Nord, fondée par Kim Il-sung, grand-père de Kim Jong-un, en 1948, est régie par une dynastie communiste qui se perpétue depuis des générations. Kim Jong-un, à la tête du pays depuis 2011 après la mort de son père, Kim Jong-il, voit son pouvoir ainsi une nouvelle fois consolidé.
Selon des analystes, cet événement pourrait même précéder des discussions à venir sur des amendements constitutionnels, notamment la possibilité de formaliser les relations intercoréennes comme celles entre « deux États hostiles ». Cette proposition pourrait engendrer des tensions, notamment à la lumière des récents échanges verbaux avec les États-Unis.
En conclusion, ce maintien au pouvoir de Kim Jong-un ne fait qu’accentuer le caractère autoritaire de son régime, renforçant ainsi la dynamique d’isolement diplomatique qui caractérise la Corée du Nord dans le paysage international.







