Emmanuel Grégoire, le candidat du Parti socialiste et des écologistes à Paris, a créé la surprise lors des municipales de 2026 en s'imposant avec éclat face à Rachida Dati, la représentante des Républicains. La victoire de Grégoire se chiffre à 50-53 % des votes, laissant Dati à 37-40 %, selon les premières estimations.
Ce dimanche, Grégoire, 48 ans, a pris la parole devant un millier de supporters à la Rotonde, une salle de concert emblématique du canal Saint-Martin. Sa victoire a été accueillie comme un moment de célébration, renforçant la légitimité d'un Paris progressiste et solidaire. « Paris a décidé de rester fidèle à son histoire », a-t-il déclaré, soulignant l'importance de son choix de ne pas s'allier avec La France Insoumise (LFI), une décision qui pourrait être mise en avant par des opposants au Parti socialiste, comme relevé par Le Monde.
Du côté de Dati, la défaite est ressentie comme un coup dur. Elle avait présenté la conquête de la capitale comme son « projet de vie » mais n’a pas réussi à convaincre les électeurs que le changement était non seulement possible, mais nécessaire. « Je n’ai pas réussi à moi convaincre », a-t-elle reconnu, tout en dénonçant les attaques personnelles qu’elle a subies durant la campagne.
Les experts politiques analysent cette victoire comme une indication d’un électorat parisien tourné vers la gauche, renforçant l’image d’un Paris vivant et populaire. Un cadre du PS a commenté : « La droite a choisi une tête de liste clivante, entourée de controverses. Ce soir, c'est la cohérence et la clarté qui ont triomphé. »
En coulisses, Grégoire, ému, a été accueilli par Anne Hidalgo, l'ancienne maire de Paris, marquant ainsi une réconciliation après deux ans de tensions au sein du parti. Ayant grandi en Seine-Saint-Denis et ayant passé son adolescence près de Jonzac, Grégoire est perçu comme un candidat fidèle à ses racines, comme le note l'analyse de Sud Ouest.







