Le conflit entre la Russie et l'Ukraine prend un nouveau tournant avec une attaque ukrainienne qui a frappé un terminal pétrolier dans le port de Primorsk, situé près de la frontière finlandaise, le 23 mars. Ce port, stratégique pour les exportations russes, a été le théâtre d'un incendie causé par des drones ukrainiens.
Le gouverneur de la région, Alexandre Drozdenko, a révélé sur Telegram qu'un réservoir avait subi des dommages importants, entraînant un incendie. Plus de 70 drones ont été interceptés par les forces russes dans la nuit, témoignant de l'intensité du conflit dans cette zone, selon le rapport du site d'information russe Interfax.
De leur côté, les autorités ukrainiennes ont indiqué avoir visé directement des infrastructures de la société nationale Transneft, provoquant des dégâts considérables. L'état-major a également reporté avoir ciblé une raffinerie à Oufa, dans l'Oural, qui a également été touchée, indiquant une nouvelle escalade des tensions entre les deux pays.
Depuis le début de la guerre en 2022, l'énergie est devenue un enjeu majeur, avec Moscou intensifiant ses frappes sur les infrastructures ukrainiennes. Au cours de l'hiver dernier, une vaste campagne de frappes a dévasté le réseau électrique ukrainien, rendant la situation critique pour la population. Dans ce contexte, l'Ukraine a répondu par des attaques régulières sur des installations en Russie, visant à affaiblir les capacités militaires adverses.
Les experts soulignent que cette dynamique de réciprocité dans les attaques pourrait exacerber le conflit, rendant une résolution pacifique encore plus difficile. L'incendie à Primorsk pourrait avoir des conséquences sur la logistique énergétique russe et renforcer la détermination de Kiev à poursuivre ses frappes.







