Le gouvernement a annoncé, lundi 23 mars 2026, des « mesures immédiates de soutien à la trésorerie » pour les entreprises du secteur des transports, confrontées à la hausse des prix des carburants à la suite de la guerre au Moyen-Orient.
En réponse à la hausse des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement exprime son soutien aux entreprises des transports. Celles-ci pourront faire une demande pour bénéficier d’un « étalement des échéances fiscales » et d’un « report de cotisations sociales », avec un délai de paiement « sans frais, ni majoration », selon un communiqué du ministère des Transports.
Les très petites entreprises (TPE) ne resteront pas sur la touche et auront également accès à « des prêts de court terme exceptionnels par Bpifrance », la banque publique d’investissement. Il est à noter que des mesures semblables avaient été annoncées antérieurement pour le secteur de la pêche.
Un budget sous contraintes
Le 17 mars, les représentants du secteur routier ont quitté une réunion avec le gouvernement en affichant une profonde déception, ayant sollicité des aides pour compenser la flambée des prix. La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) avait également demandé que l'État publie un indice de référence du gazole plus fréquemment, tous les quinze jours, pour refléter plus rapidement les variations de prix dans leurs factures.
Le gouvernement a annoncé que cette actualisation de l'indice serait adoptée « temporairement » et a invité les chargeurs à « réduire leurs délais de paiement pour soutenir davantage les transporteurs ». Confronté à des enjeux budgétaires, l'exécutif n'envisage cependant pas de diminuer, pour le moment, les taxes sur les carburants.







