Donald Trump a affirmé qu'il poursuivait les discussions avec l'Iran tout en promettant de "déchaîner l'enfer" si ces pourparlers échouent, selon une déclaration de la Maison Blanche ce mercredi. Cette annonce fait écho à des nouvelles en provenance d'Iran, où des médias d'État ont rapporté un rejet de la part de Téhéran d'un plan proposé par les États-Unis pour mettre fin à un conflit qui perdure depuis plusieurs semaines.
"Si l'Iran ne reconnaît pas la situation actuelle, s'ils continuent à ignorer qu'ils ont subi des défaites sur le terrain militaire, le président Trump s'assurera qu'ils feront face à des représailles plus sévères que jamais", a souligné la porte-parole Karoline Leavitt. Malgré ces tensions, elle a précisé que les négociations se poursuivent.
Les efforts diplomatiques pour résoudre le conflit, déclenché il y a presque un mois, se multiplient, menaçant d'avoir des répercussions graves sur l'économie mondiale. Cependant, aucune avancée significative n'a été réalisée jusqu'à présent.
Press TV, le réseau de télévision d'État iranien, a rapporté que l'Iran a rejeté une "proposition américaine" visant à instaurer un cessez-le-feu, bien que cette information, largement relayée par d'autres médias, n'ait pas été confirmée officiellement par Téhéran. Ce projet américain, très peu détaillé, représente les premières offres concrètes de Washington depuis des frappes réciproques débutées le 28 février.
Des sources pakistanaises ont indiqué que le plan a été transmis à l'Iran via Islamabad, un partenaire ayant de bonnes relations avec les deux nations. Cependant, un responsable iranien a affirmé à Press TV que "la guerre cessera quand l'Iran le souhaitera, pas quand Trump le décidera".
Dans un signal de défi, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que les "ennemis" de l'Iran envisagent une invasion de certaines îles stratégiques dans le Golfe. Un représentant militaire a également évoqué l’ouverture d’un "nouveau front" en cas d’invasion terrestre, mettant en péril le détroit crucial pour le trafic maritime mondial.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé des préoccupations face à cette guerre qualifiée "d'hors de contrôle", craignant un conflit élargi pouvant engendrer une "énorme souffrance humaine" à l’échelle régionale et au-delà.
Les hostilités continuent, selon la marine iranienne, qui prétend que des missiles ont poussé le porte-avions Abraham Lincoln a changer de position. Ces affirmations ont été ignorées par l’armée américaine, tandis que des commanders iraniens avertissent que toute flotte hostiles sera attaquée dès qu’elle sera dans le champ d’action de leurs missiles.
En Jordanie et à Bahreïn, des bases militaires américaines ont été ciblées, et un réservoir de carburant a été incendié au Koweït suite à des attaques de drones. Les pays du Golfe ont appelé l'Iran à cesser ses frappes, lors des discussions à Genève sous l'égide de l'ONU.
Israël, de son côté, a intensifié ses frappes en Iran, ciblant des infrastructures militaires, notamment un site de recherche sur des sous-marins à Ispahan. Bien que l’on ignore qui conduit les négociations du côté iranien, des diplomates estiment que la priorité américaine est d'instaurer une trêve pour permettre aux deux parties de revendiquer une forme de victoire.
Avec plus de 20% de la production pétrolière mondiale passant par le détroit d'Ormuz, les inquiétudes grandissent alors que l'Iran assure que "les navires non hostiles" pourront désormais l'emprunter en toute sécurité. Londres et Paris planifient également une réunion avec les chefs d'état-major de plusieurs nations pour sécuriser le passage.
Au Liban, Israël a intensifié son offensive, rendant la situation de plus en plus désespérée. Un habitant de Tyr a déclaré : "J'ai passé toute ma vie en exil, contraint de fuir ma maison à plusieurs reprises depuis 1978." Le Hezbollah, quant à lui, a affirmé que toute négociation faite sous les bombardements équivalait à une capitulation.







