Lors d'une récente réunion avec des parlementaires républicains, Donald Trump a déclaré que malgré leurs dénégations publiques, les autorités iraniennes participent à des discussions pour mettre un terme à la guerre actuelle. Alors qu'Israël intensifie ses frappes sur le territoire iranien, la situation demeure explosive.
"Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils hésitent à l'admettre", a déclaré Trump dans son discours à Washington. Il a également ajouté : "Ils craignent pour leur vie" au moment où le conflit, qui s'étend à travers le Moyen-Orient, menace l'équilibre économique mondial.
Plus tard dans la journée, la Maison Blanche a averti que si Téhéran cessait de respecter les limites fixées, Trump serait prêt à "déchaîner l’enfer". Malgré le silence autour des responsables iraniens impliqués dans ces discussions, la communauté internationale est en émoi.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a affirmé que l'Iran n'a « pas l'intention de négocier » et continuera de résister. Parallèlement, une proposition américaine liée à un cessez-le-feu a été transmise par le Pakistan, mais Araghchi a fermement déclaré que cela ne constituait pas un véritable dialogue.
Il a ajouté que l'Iran entendait mettre fin à la guerre selon ses propres conditions, au moment où les initiatives diplomatiques se multiplient. Selon le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, le conflit est désormais « hors de contrôle ». Néanmoins, la Chine a récemment indiqué avoir remarqué des signaux des deux côtés favorables à des négociations.
Cette crise est au cœur d'une réunion des chefs de la diplomatie du G7 qui se tient en France, où la situation est discutée avec une attention accrue. Boris Pistorius, ministre allemand de la Défense, a exprimé ses inquiétudes quant au manque de stratégie claire et d'objectif dans ce conflit.
Sur le terrain, les échanges de frappes s'intensifient. L'armée israélienne a signalé des actions militaires à grande échelle sur des infrastructures iraniennes, alors que les missiles lancés par l'Iran continuent de cibler Israël, ainsi que divers pays du Golfe.
Les États-Unis, quant à eux, affirment avoir neutralisé la majorité des installations iraniennes de production militaire. Ce climat de tension est exacerbé par le quasi-blocage du détroit d'Ormuz, une des principales routes pétrolières au monde, ayant entraîné une forte hausse des prix du pétrole.
Le Japon, fortement dépendant du pétrole transitant par Ormuz, vient d'annoncer qu'il devra à nouveau puiser dans ses réserves stratégiques. En parallèle, Israël intensifie ses opérations contre le Hezbollah au Liban, provoquant une crise humanitaire avec plus d'un million de déplacés à ce jour.
Jeudi, un soldat israélien a été grièvement blessé par un tir de mortier depuis le Liban, ajoutant à la spirale de violence en cours.







