Malgré les fermes démentis de Téhéran, le président américain maintient que des discussions sont envisagées pour mettre un terme au conflit, tout en évoquant la possibilité d'une intervention militaire au sol.
Le président Donald Trump a récemment affirmé que malgré les dénégations d'Iran, Téhéran participe à des discussions qui visent à mettre un terme au conflit actuel. Selon lui, ces négociations demeurent secrètes car les Iraniens ont peur de la réaction de leurs compatriotes. "Ils négocient, mais ils ont peur d'en parler", a-t-il déclaré lors d'une réunion avec des parlementaires républicains.
Le président a également déclaré qu'"ils craignent pour leur sécurité", alors que les combats se poursuivent au Moyen-Orient. Ce conflit, qui dure maintenant depuis presque un mois, a conduit la Maison-Blanche à avertir que Trump est "prêt à déchaîner l'enfer" si l'Iran ne modifie pas sa position.
Aucune information n'a été révélée sur les officiers iraniens impliqués dans les pourparlers. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a fermement rejeté les affirmations de Trump, déclarant que l'Iran "n'a pas l'intention de négocier" et souhaite "continuer à résister".
Une proposition en quinze points
D'après des sources, une proposition américaine de quinze points aurait été transmise à l'Iran via le Pakistan, en bons termes avec les deux nations. Araghchi a cependant déclaré que ces communications "ne pourraient pas être considérées comme des pourparlers ou des négociations" et que l'Iran souhaite "mettre un terme au conflit selon ses propres conditions".
Les efforts diplomatiques se multiplient pour tenter de stopper une guerre qui, selon le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est devenue "hors de contrôle", bien que des ouvertures diplomatiques semblent encore lointaines. Pékin a indiqué avoir perçu "des signaux positifs" de négociations émanant des États-Unis et de l'Iran.
Le conflit sera abordé lors d'une réunion au sommet des chefs de la diplomatie du G7, qui se tiendra à Paris. Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a exprimé ses craintes concernant le manque de stratégies et d'objectifs clairs associés à cette guerre.
Installations ciblées
Sur le terrain, les hostilités continuent. L'armée israélienne a annoncé avoir mené des "frappes à grande échelle" contre des infrastructures en Iran. En réponse, l'Iran a également intensifié ses attaques, notamment à l'encontre de l'Arabie Saoudite et du Koweït.
Selon des sources militaires américaines, plus de deux tiers des infrastructures militaires iraniennes ont été ciblées. L'espèce de blocus de l'Iran sur le détroit d'Ormuz, essentiel pour le transit mondial de pétrole, a entraîné une hausse significative des prix du brut.
La guerre a aussi engendré des milliers de déplacés au Liban, suite à l'intervention d'Israël contre le Hezbollah. Un des soldats israéliens a été gravement blessé lors d'un récent échange de tirs.
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