Le gouvernement a confirmé que la réforme relative à la fin de vie sera présentée pour un vote définitif à l'Assemblée nationale avant la suspension des travaux parlementaires cet été. Lors d'une interview pour Franceinfo, le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a expliqué que le léger report d'un mois de son examen au Sénat ne remet pas en cause le calendrier initial.
L'examen en seconde lecture de ce projet de loi, qui inclut des propositions concernant l'aide à mourir et les soins palliatifs, se déroulera désormais en mai au Sénat. Ce changement a suscité l'irritation de la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, qui a exprimé sa profonde désapprobation vis-à-vis de ce délai.
Panifous a souligné que cet ajustement était uniquement à la demande des sénateurs qui souhaitaient plus de temps pour examiner le texte. Toutefois, il a insisté sur le fait que cela n'impacte pas l'objectif principal : un vote définitif avant l'été.
Selon des sources proches du ministre, l'objectif est d'aboutir à une adoption par l'Assemblée aux alentours de début juillet, juste avant la pause estivale.
Après sa deuxième lecture au Sénat, il est prévu que le texte retourne à l'Assemblée en juin, avant d'être examiné une dernière fois par le Sénat. La commission mixte paritaire, attendue pour suivre, devrait connaître un échec, poussant ainsi le texte à revenir à l'Assemblée pour un vote final.
Ce projet de loi, déjà retardé par la dissolution de l'Assemblée en 2024 et les turbulences politiques de l'automne dernier, achoppe régulièrement au Parlement. Toutefois, il bénéficie d'un soutien majoritaire à l'Assemblée, où il a été adopté à 299 voix contre 226 à la fin février. En revanche, sa première lecture au Sénat a été marquée par des débats tumultueux qui entraînent un rejet pour le moment.
La proposition d'une aide à mourir continue d'interpeller les acteurs politiques, particulièrement à droite, où elle suscite des résistances. Des experts en éthique, tels que le professeur Jean-Marc Sauvé, ont déclaré que la question de la fin de vie soulève des enjeux moraux essentiels qui doivent être rigoureusement débattus et examinés.







