Alors que la dette publique française ne cesse de croître depuis le début des années 2000, Thierry Breton, ex-ministre des Finances, soulève un débat essentiel. Dans une tribune publiée le 26 mars dans les colonnes du Monde, il préconise l'inscription d'une "règle d'or" dans la Constitution, visant à limiter "le déficit public à 1 % du PIB d'ici 2032".
Les chiffres de la dette publique de France, qui s'élevait à 3 482,2 milliards d'euros au terme du troisième trimestre de 2025, font froid dans le dos. Ce montant correspond à un ratio atteignant 117,4 % du PIB, et chaque habitant supporte une charge de plus de 50 000 euros. Pendant cette période, le gouvernement commençait à aborder le projet de loi de finances 2026, qui visait un objectif de réduction du déficit à 5 % cette année, jugé insuffisant par Breton.
Pour lui, il est impératif d'adopter une approche plus rigoureuse. Selon Thierry Breton, "il est temps de rompre avec la fuite en avant". Sa vision repose sur une contrainte constitutionnelle destinée à empêcher l'augmentation de la dette en fonction des fluctuations électorales.
Le grand chantier du prochain président
Thierry Breton, également commissaire européen au marché intérieur de 2019 à 2024, considère que le défi d'atteindre un déficit de 1 % doit figurer parmi les priorités du futur Président de la République. Reconnaissant la complexité de cet objectif, il précise que cette réduction ne sera pas instantanée. Son plan commence par une réduction à 4,5 % en 2027, nécessitant un effort budgétaire significatif, estimé entre 25 et 30 milliards d'euros.
"Passer de 3 % à 2,5 %, puis à 1,8 %, pour finalement atteindre 1 % ne se résume pas à des coupes, mais à une transformation de notre modèle étatique, social et économique", poursuit-il, évoquant ainsi une réforme des retraites, qui devra inclure une hausse progressive de l’âge de départ à la retraite et des mécanismes de capitalisation complémentaires. Cet avis résonne avec les préoccupations partagées par divers experts de l'économie, comme le souligne le site BFM Business.







