La Maison-Blanche a intensifié son ton menaçant, avertissant que Donald Trump est « prêt à déchaîner l'enfer » si Téhéran commet « une nouvelle erreur ». Le président américain a affirmé, malgré les dénégations de Téhéran, qu'il engageait des discussions avec des dirigeants iranien. « Ils veulent négocier, mais ont peur de le dire », a déclaré Trump lors d'une rencontre avec des parlementaires républicains à Washington.
Cette déclaration fait écho à l'escalade actuelle d'un conflit au Moyen-Orient qui menace de déranger l'économie mondiale. Lors de son intervention, Trump a aussi laissé entendre que l'Iran redoute des répercussions, affirmant : « Ils ont aussi peur qu’on les tue ».
Plus tôt dans la journée, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a souligné la position ferme de Trump, déclarant que si l'Iran ne réalisait pas qu'il a été « vaincu militairement », le président américain s'assurerait qu'il subisse des frappes plus sévères que jamais auparavant.
La question demeure : avec qui discutent les États-Unis ? D'un autre côté, l'Iran a une fois de plus réaffirmé qu'il n'était pas prêt à « négocier » et qu'il continuerait à « résister », déclarations appuyées par son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
L’Iran au menu du G7 jeudi et vendredi
Une proposition émanant des États-Unis pour mettre fin aux hostilités aurait été transmise à l'Iran via le Pakistan, un intermédiaire considéré comme neutre. Selon des sources américaines et israéliennes, ce plan comporterait quinze points. Araghchi a toutefois précisé que de tels messages « ne peuvent pas être qualifiés de dialogue ni de négociation », maintenant ainsi la position ferme de l'Iran qui souhaite mettre fin au conflit selon ses propres termes.
Les efforts diplomatiques pour mettre un terme à ce conflit se sont multipliés, alors que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a qualifié la situation de « hors de contrôle ». Bien que Pékin ait relevé des « signaux de négociation » émanant tant des États-Unis que de l'Iran, aucune ouverture diplomatique claire n'a émergé.
Le conflit sera au cœur des discussions lors d'une réunion en France des ministres des Affaires étrangères du G7, où l'Américain Marco Rubio rejoindra ses collègues vendredi.







