Depuis le 2 mars, au début de la guerre au Moyen-Orient, le bilan tragique s’est alourdi avec la mort de 51 secouristes et soignants, a déclaré le ministre libanais de la Santé, Rakan Nassereddine, lors d’une conférence de presse. Samedi dernier, Israël a ciblé des zones où des missions de secours étaient en cours, faisant des victimes parmi ceux qui s'efforcent de sauver des vies.
"Le nombre de martyrs dans le secteur de la santé s'élève à 51, dont 46 secouristes et cinq soignants", a précisé le ministre. Il a également rapporté que neuf secouristes ont été tués le samedi, coincés dans des frappes qui ont également touché neuf hôpitaux dans le sud du Liban.
Une escalade alarmante des attaques
Le Ministère de la Santé indique qu'environ 75 frappes ont ciblé les services de secours et de santé depuis le commencement des hostilités. Parmi les secouristes décédés, quatre étaient affiliés à l'Autorité islamique de santé, proche du Hezbollah, et cinq à l'association des scouts Risala, liée au parti Amal, également allié du Hezbollah.
Cette montée de la violence dans le Liban sud attire l'attention des experts en droits humains, qui mettent en avant l'importance de protéger les travailleurs humanitaires dans des zones de conflit. "Il est impératif que les forces militaires respectent le droit international humanitaire", a déclaré Pierre Boucher, un expert en sécurité. "Les secouristes ne devraient jamais être des cibles".
La situation actuelle est non seulement critique d'un point de vue humanitaire, mais elle soulève également des questions sur l’impact de ces actions sur le terrain et sur l’escalade potentielle des hostilités dans la région. La communauté internationale suit de près cette crise, et les plaintes pour crimes de guerre sont de plus en plus fréquentes.
Le Liban, déjà fragilisé par des années de conflits et une crise économique catastrophique, se trouve à un carrefour dangereux. Les appels à une cessation des hostilités se multiplient, mais les impacts des bombardements continuent de s'étendre, affectant les civilistes et les infrastructures essentielles à la survie de la population.







