Alliés de l’Iran, les rebelles ont lancé depuis le Yémen leur première attaque contre Israël. Depuis plusieurs années, ils visent également l'État hébreu, en soutien à la Palestine.
Les rebelles houthis du Yémen, en étroite alliance avec l’Iran, ont revendiqué le 28 mars 2026 leur première attaque contre Israël depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a éclaté il y a un mois. Leur porte-parole, Yahya Saree, a publié une déclaration vidéo sur X, affirmant avoir ciblé des installations militaires israéliennes avec des missiles. Quelques heures auparavant, l'armée israélienne avait signalé être en train d'intercepter des attaques émanant du Yémen, selon La Nouvelle République.
Les Houthis avaient déjà menacé de s'impliquer activement dans le conflit, exacerbant les tensions déjà existantes entre Israël et ses opposants régionaux. Entre 2023 et 2025, ils avaient régulièrement lancé des attaques contre Israël en soutien aux Palestiniens, témoignant de leur volonté de s'inscrire dans les grandes luttes du Moyen-Orient.
Tentative de médiation pakistanaise
Dans le même temps, l’armée iranienne a annoncé avoir ciblé des installations d’armements aux Émirats arabes unis, qui soutiendraient, selon elle, les forces américaines. Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement militaire iranien, a confirmé que « un navire logistique en soutien à l'armée américaine a été attaqué à une distance significative du port de Salalah, à Oman », comme rapporté par des chaînes d’information locales.
Alors que la situation continue de se dégrader, une réunion des ministres des Affaires étrangères du Pakistan, de l'Arabie saoudite, de l'Égypte et de la Turquie est prévue à Islamabad ce week-end pour aborder les tensions croissantes au Moyen-Orient. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a exprimé son soutien envers ces efforts de médiation, soulignant l'importance d'une approche diplomatique pour désamorcer le conflit.
Du côté israélo-américain, les États-Unis et l'Irak ont annoncé qu'ils allaient « renforcer leur coopération » sécuritaire face aux menaces grandissantes, par le biais d'un « haut comité conjoint » visant à prévenir les attaques de groupes pro-iraniens sur leurs installations. Ces derniers ont récemment mené plusieurs attaques de drones contre l'ambassade américaine à Bagdad, obligeant l'armée israélienne à prendre des mesures de riposte contre des cibles en Iran.







