Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a exprimé ses préoccupations face à ce qu'il qualifie de "sentiment prérévolutionnaire électoral" suite aux élections municipales tendues. Dans un entretien accordé au Parisien, il a souligné que le peuple manifeste une colère palpable, notamment lors des élections des 15 et 22 mars et ressent un sentiment de délaissement.
"On n'est pas loin d'un sentiment prérévolutionnaire électoral", a déclaré Darmanin, faisant référence à un risque de "prérévolution sociale" face aux injustices économiques.
Le ministre a précisé que les partis politiques traditionnels échouent à établir une connexion avec la population générale, notant que le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI) réussissent, malgré leurs imperfections, à toucher un public qu'il décrit comme "négligé".
Un appel à la mobilisation de la droite et du centre
Darmanin a réaffirmé son soutien à l'idée d'une primaire pour sélectionner un candidat représentant la droite et le centre pour les élections de 2027, laissant entendre qu'il pourrait envisager de se présenter.
Depuis les municipales, un climat de tension s'est intensifié, avec des incidents d'insultes et d'agressions envers des élus. Notamment à Fresnes (Val-de-Marne), où la mairie a subi de graves dégradations à la veille de l'installation du nouveau maire, événements que le ministre a fermement condamnés.
Des scènes tumultueuses ont été rapportées dans plusieurs mairies, notamment à Creil (Oise), Vaulx-en-Velin (Rhône) et au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), soulignant un climat politique de plus en plus chaotique.







