Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, des discussions quadripartites ont été initiées dimanche à Islamabad entre le Pakistan, l'Arabie Saoudite, la Turquie et l'Égypte. Ces rencontres visent à explorer des pistes pour mettre fin à la guerre, alors qu'Islamabad se positionne comme intermédiaire entre les États-Unis et l'Iran.
La réunion des ministres des Affaires étrangères, qui a débuté dans l'après-midi et se poursuivra lundi, a été marquée par une ambiance de haute sécurité. Le ministre pakistanais Ishaq Dar a exprimé que ces discussions se déroulaient à un "moment critique" pour la région. Dans un post sur X, il a déclaré : "Nos échanges francs portent sur l'évolution de la situation régionale afin de promouvoir la paix".
Le Pakistan, fort de ses anciennes relations avec Téhéran et de ses liens dans le Golfe, a joué un rôle de facilitateur essentiel dans les communications entre l'Iran et les États-Unis. Le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef de l'armée, Asim Munir, entretiennent également des relations personnelles avec des dirigeants américains, ce qui confère à Islamabad un rôle clé dans ces discussions, notent des experts de la diplomatie régionale.
Lors de ces rencontres, M. Dar a eu des conversations bilatérales distinctes avec ses homologues égyptien, turc et saoudien, renforçant ainsi les liens entre ces nations. Le Pakistan et l'Arabie saoudite, liés par un pacte de défense mutuelle, ont vu le Premier ministre Sharif saluer la "retenue remarquable" de Riyad durant la crise actuelle.
Par ailleurs, Téhéran nie avoir engagé des pourparlers officiels avec Washington, même si selon certaines sources, comme l'agence Tasnim, la réponse de l'Iran au plan proposé par Trump pour mettre fin au conflit aurait été transmise via Islamabad. Des déclarations récentes du ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, évoquent également une rencontre directe entre les États-Unis et l'Iran qui devrait se tenir "très bientôt" au Pakistan.
Les discussions ont également mis en lumière les inquiétudes face à l'escalade militaire dans la région, selon le ministre égyptien Badr Abdelatty. Les participants ont discuté des efforts déployés pour réduire les tensions et encourager un cadre de négociations entre Téhéran et Washington, dans le but d'éviter un chaos total.
Sous une note positive, M. Dar a annoncé que l'Iran avait récemment autorisé le transit de 20 navires battant pavillon pakistanais par le détroit d'Ormuz, apaisant un peu les préoccupations concernant une crise de carburant imminente. "Le dialogue et la diplomatie sont les seules voies possibles", a affirmé M. Dar, soulignant l'importance des mesures de confiance entre les nations impliquées.







