La guerre de communication fait rage, portées par des allégations sur l'arsenal balistique iranien. Alors qu'Israël annonce que les capacités de Téhéran sont gravement limitées, l'Iran riposte avec des vidéos et des déclarations contraires, affirmant le contraire.
Depuis le début du conflit, l'Iran ne cesse de qualifier ses frappes contre les pays du Golfe et des cibles israéliennes. Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a affirmé : "Nous prenons des mesures pour détruire les missiles balistiques et les programmes nucléaires. À présent, je peux vous annoncer que l'Iran n'a aujourd'hui plus les capacités d'enrichir de l'uranium, ni les capacités de produire des missiles balistiques." Cependant, cette déclaration est rapidement contestée par des analystes proches de Téhéran, qui parlent d'une “augmentation massive des frappes iraniennes” et accusent l'armée israélienne de minimiser l'ampleur des destructions.
Alors qui dit vrai ? L'avenir des missiles iraniens s'annonce incertain. La production de ces armes reste l'un des secrets les mieux gardés par le régime. Pour cerner l'évolution de la situation, il est crucial de scruter des indices, tels que des images amateurs ou des relevés satellites. Des incendies observés dans des zones stratégiques, comme certaines usines de missiles, suscitent des interrogations. L'Institute for the Study of War (ISW), associé au ministère de la Défense américain, signale des frappes sur des installations comme celle de Shahroud, où l'Iran prévoyait de produire des ogives nucléaires.
L'Iran a réduit sa production de missiles mais maintient la pression
Impact tangible : le nombre de frappes iraniennes sur les pays du Golfe a considérablement chuté, avec un passage de 137 missiles et 332 drones en trois semaines à seulement 7 missiles et 16 drones. Toutefois, l'arsenal de missiles accumulé sur plusieurs décennies rend difficile une évaluation précise. Thibault Fouillet, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, explique : "La capacité de production s'est fortement réduite, mais il existe encore une capacité résiduelle de frappes, surtout en raison d'une diversification des moyens, avec une combinaison croissante de drones et de missiles, semblable à ce qu'on observe en Ukraine."
En conclusion, bien que la production iranienne de missiles ait connu une baisse significative, l'Iran continue d'exercer une pression sur ses voisins par le biais de drones, qui sont plus simples à produire, et d'un arsenal caché, rendant chaque tir encore potentiellement menaçant.







