L'enjeu des élections présidentielles de 2027 ne devrait pas être de maintenir à flot les partis, a récemment déclaré Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie, sur LCI. En appelant les leaders de la droite, dont Bruno Retailleau, à se concerter pour proposer une candidature unique, elle insiste sur l'importance de l'unité.
« Je me moque de sauver les partis », a affirmé Mme Bregeon, soulignant que la situation actuelle exige d'évaluer l'avenir politique de la droite et du centre. Les propos de Bregeon font écho à ceux de Retailleau, qui, dans une interview accordée au Figaro, avait averti que l'absence de candidature de leur parti aux présidentielles pourrait mener à la fin de LR.
La ministre a exprimé ses craintes quant à une multiplicités de candidats : « Si nous avons deux, trois, ou quatre représentants, la situation sera défavorable », a-t-elle averti. Ses commentaires font suite à la publication d'une tribune signée par 90 figures influentes, incluant des membres de Renaissance, LR, et Horizons, qui prônent également l'idée d'un candidat unique.
« Nous visons à faire entendre la voix des militants », a précisé Bregeon, qui se considère comme une représentante de la base plutôt que des leaders établis. L'argument principal est de garantir que des candidats comme Jordan Bardella ou Jean-Luc Mélenchon ne prennent pas le contrôle du paysage politique français.
Concernant la sélection d'un éventuel candidat unique, elle a admis que la question reste complexe, tout en rejetant l'idée d'une primaire en raison des difficultés organisationnelles. « Cela serait trop compliqué à mettre en place avec plusieurs partis », a-t-elle noté.
En ce qui concerne Edouard Philippe, le leader d'Horizons, Bregeon lui attribue des chances élevées mais rappelle que le temps reste un facteur crucial. « Il est sûrement bien positionné pour ce combat, mais douze mois peuvent être très longs dans la politique », a-t-elle conclu.







