Olivier Pellan, récemment élu au premier tour des municipales du village de Moncontour dans les Côtes d’Armor, a annoncé sa démission à peine deux semaines après sa prise de fonctions. Cette décision fait suite à des actes de vandalisme graves sur son domicile et sa voiture.
Élu le 15 mars dernier, le maire a été confronté à des attaques sur sa propriété. Ses plaintes déposées concernent des tags menaçants sur les murs de sa maison et des rayures sur son véhicule, comme l'indique le média ICI Armorique. Malgré une élection prometteuse, Olivier Pellan a cité son environnement de travail comme étant « intenable » et a jugé nécessaire de protéger sa famille.
« On ne peut pas travailler dans de telles conditions », a souligné le maire, précisant qu’il devait au premier chef assurer la sécurité de sa famille. Dans un climat de tension et d'incertitude, il a officialisé sa démission à la préfecture le lendemain du second acte de vandalisme.
Des actes "inadmissibles à l'encontre d'un élu de la République"
Le premier incident s’est produit dans la nuit du 21 au 22 mars, lorsque des inscriptions ont été retrouvées à son domicile, notamment des références à une subvention controversée attribuée à une école privée de la localité. Cette décision avait suscité de vives réactions dans la communauté. « Certaines personnes s’opposent radicalement à cette subvention », a témoigné le maire. Un second vandalisme a été enregistré le 26 mars, visant cette fois son véhicule personnel.
L’Association des maires de France des Côtes d'Armor (AMF 22) a qualifié ces actions de "totalement inacceptables". Xavier Hamon, secrétaire général de l'AMF 22, a noté que c’était la première fois qu’il assistait à une démission aussi rapide d’un maire en raison de pressions extérieures. Pour marquer leur soutien à la démocratie, la municipalité a appelé la ville à se rassembler le 30 mars devant l’Hôtel de ville pour un acte de solidarité, avec la présence de l’ancien maire.







