Deux adolescents de 17 et 19 ans vont comparaître prochainement à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d'Armor, pour avoir agressé un policier et sa famille. Cet incident s'est produit le 25 mars, lorsque, avec un groupe d'environ vingt personnes, ils ont pris à partie un agent en civil.
Ce policier en civil, qui se trouvait dans les rues de Ploufragan avec sa famille, a été reconnu par certains membres du groupe. Pour échapper à cette situation potentiellement dangereuse, il a dû se réfugier dans un local associatif, a précisé la Procureure adjointe de Saint-Brieuc.
Bien que l'agent et sa famille n'aient pas subi de violences corporelles, ils ont été profondément ébranlés par l'incident. Une Interruption Totale de Travail (ITT) de sept jours a été prescrite pour lui et sa femme. Grâce à une enquête rapide, les forces de l'ordre ont réussi à identifier et interpellé ces deux jeunes. Le premier, âgé de 19 ans, a déjà un ancien délit à son actif, tandis que le second, mineur, n'était pas connu des services de justice.
Deux jeunes placés sous contrôle judiciaire
Les deux individus, déférés récemment, sont accusés de "violences sur un fonctionnaire de police en réunion" ainsi que de "violences sur l'entourage d'un fonctionnaire de police". Le plus âgé sera jugé en comparution immédiate ce lundi après-midi par le Tribunal judiciaire de Saint-Brieuc, où il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès.
Pour le mineur, le jugement est prévu le 26 mai prochain devant le Tribunal pour enfants. Ce dernier sera également sous contrôle judiciaire, avec l'obligation d'un suivi éducatif par la Protection judiciaire de la jeunesse. Les enquêtes continuent afin d’identifier d'autres membres de ce groupe qui a agressé le policier et sa famille.
Cette affaire soulève des préoccupations sur la sécurité des agents de l'État et le respect des autorités, signalant un besoin urgent d'une prise de conscience communautaire et d'interventions préventives. Selon des experts en criminologie, la violence envers les agents de police pourrait entraîner un climat d'impunité, ce qui nécessite des stratégies éducatives pour sensibiliser les jeunes générations sur le respect des lois et l'autorité.







