Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé dimanche que les États-Unis pourraient être en train de planifier secrètement une offensive terrestre, tout en affichant des efforts diplomatiques pour mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.
Depuis plusieurs semaines, le président américain Donald Trump laisse planer un certain flou quant à cette possibilité, saisissant l’opportunité d’un dialogue tout en intensifiant la tension militaire.
Selon le Washington Post, qui cite des responsables anonymes du Pentagone, les États-Unis se préparent potentiellement à des opérations terrestres d'une durée de plusieurs semaines, bien que celles-ci ne viseraient pas une invasion massive, mais plutôt des actions ciblées menées par des forces spéciales.
Malgré les inquiétudes, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a minimisé cette idée, affirmant que les objectifs de Washington en Iran pourraient être atteints par d'autres moyens que l'envoi de troupes au sol.
"L'ennemi envoie des messages de négociation tout en planifiant une offensive", a dénoncé Ghalibaf, appelant le peuple iranien à l'unité contre cette menace.
Récemment, les États-Unis ont également déployé un navire d'assaut amphibie, le Tripoli, avec un contingent de près de 3 500 marins et Marines, renforçant ainsi leur présence militaire dans la région.
Les efforts diplomatiques pour mettre fin à cette guerre se poursuivent, avec des discussions impliquant des représentants d’Etats comme la Turquie, le Pakistan, l’Égypte et l’Arabie saoudite, réunis à Islamabad pour des pourparlers approfondis.
Cette guerre, qui a débuté le 28 février suite à une attaque américano-israélienne, a déjà des répercussions économiques majeures à l'échelle mondiale.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, ont revendiqué des frappes sur des fonderies d'aluminium stratégiques, en réponse à ce qu’ils qualifient d'attaques contre des infrastructures en Iran, exacerbant ainsi les tensions dans le Golfe.
Des informations rapportées par Irna indiquent qu'une attaque a touché un port proche de Bandar Khamir, causant cinq morts et des blessés.
Cette situation alimente les inquiétudes relatives à la sécurité des voies maritimes cruciales, notamment le détroit d'Ormuz, par lequel transite une part significative du pétrole mondial, engendrant des mesures d'urgence économiques dans plusieurs pays.
Le conflit s'intensifie notamment avec l’engagement possible des rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, qui ont récemment revendiqué des attaques contre Israël, menaçant par ailleurs des corridors maritimes essentiels.
Des informations en provenance d'Israël mentionnent également des missiles iraniens visant le territoire israélien, tout en rapportant des tensions croissantes autour des Émirats et du Koweït.
À Téhéran, des explosions ont été entendues, et une artiste de 32 ans a exprimé son désespoir face à la violence, déclarant : "Nous ne voulons pas de guerre, juste une vie normale".
Pour couronner le tout, la chaîne d'information qatarie Al Araby a signalé que son bureau à Téhéran avait subi des dommages suite à des frappes, témoignant de la volatilité de la situation actuelle.







