Le président américain a lancé une avertissement sévère mardi soir, menaçant d'anéantir l'Iran si Téhéran ne répondait pas à sa demande de réouverture du détroit d'Ormuz. Toutefois, des analystes craignent qu'il ne prolonge encore une fois l'échéance, selon plusieurs médias américains.
Les analystes sont pessimistes sur les perspectives d'un accord avant la deadline imposée par le président Trump, note le Wall Street Journal.
Lors d'une conférence de presse le 6 avril, Trump a dépeint un avenir sombre pour l'Iran, affirmant que “le pays pourrait être détruit en une seule nuit”. La menace d'une destruction rapide a été réitérée, soulignant que les États-Unis pouvaient démanteler, “en quatre heures”, les ponts et infrastructures vitales en Iran.
Le ton belliqueux de Trump s'ajoute à ses précédentes menaces de frapper les installations énergétiques iraniennes si le détroit d'Ormuz ne se rouvrait pas.
Échec des propositions de cessez-le-feu
Les espoirs d'un compromis se sont évanouis après que l'Iran a rejeté l'offre américaine de cessez-le-feu, jugeant les exigences de Washington comme des demandes “maximalistes”. Le Wall Street Journal fait état du rejet iranien.
Foreign Policy rapporte que Téhéran a suggéré une contre-proposition en 10 points visant à établir une paix durable, incluant la sécurisation du détroit d'Ormuz et la levée des sanctions. “Nous n'accepterons de cesser les hostilités que si nous avons des garanties contre de futures agressions,” a déclaré Mojtaba Ferdousi Pour, représentant diplomatique de l'Iran.
Trump a cependant écarté cette contre-offre, la jugeant “insuffisante” pour garantir la paix.
Les implications morales des déclarations de Trump
Lors d'une question posée par un journaliste, Trump a snobé les préoccupations concernant le risque de violations des conventions de Genève, qui pourraient survenir si des bombardements visant des infrastructures civiles avaient lieu, selon le Washington Post. “Je ne suis pas inquiet” à ce sujet, a-t-il affirmé.
D'un autre côté, l'armée iranienne a répondu en qualifiant la “rhétorique arrogante” de Trump d'inefficace et sans impact sur ses opérations militaires.
Historiquement, Trump a déjà repoussé des ultimatums précédents, un fait que souligne le New York Times, laissant les diplomates du monde entier s'interroger sur sa détermination à suivre cette fois-ci ses menaces jusqu'au bout. “Les implications d'une escalade pourraient être catastrophiques,” alertent les experts.







