La mise en place de la communauté de communes à Figeac n'a jamais été aussi incertaine qu'en ce début d'avril. Au lendemain des élections municipales, les rapports de force ont été profondément modifiés et l'élection du nouveau président du Grand Figeac, prévue ce mardi, s'annonce hautement disputée. Entre Vincent Labarthe, l'actuel président, et Philippe Landrein, le nouveau maire de Figeac, les 125 élus communautaires devront faire un choix crucial.
La réunion qui se tiendra ce mardi 7 avril à 9h30 à l'espace Mitterrand est attendue par tous. Les élus communautaires, issus de 92 communes, ont des perspectives incertaines quant à la personne qui dirigera cette entité. Alors que Figeac a perdu un siège et Lissac-et-Mouret en a gagné, le débat s'ouvre sur des enjeux majeurs. Le premier point à l'ordre du jour sera l'élection du président, suivie de la désignation des membres du bureau communautaire et des vice-présidents.
Le duel entre Vincent Labarthe, désormais dans l'opposition municipale, et Philippe Landrein s'intensifie. Chacun a mobilisé son réseau pour faire entendre ses projets. Labarthe s'est rapproché des maires pour leur faire part de sa vision. De son côté, Landrein souhaite capitaliser sur sa récente victoire en sollicitant un vote à bulletin secret, afin de s'assurer d'une élection sereine.
Des rapports de force bouleversés et une "troisième voix"
Depuis les élections, la dynamique a changé. La majorité municipale à Figeac ainsi qu'à Capdenac-Gare est désormais à droite, augmentant l'importance des candidats au sein du conseil. L'initiative de créer une "troisième voix" a émergé, proposée par les nouveaux maires de Capdenac-Gare et Capdenac-le-Haut. Ce projet vise à éviter que l'élection du président ne soit uniquement une question de postes.
Dans une déclaration, Christophe Pourcel, maire de Capdenac-Gare, et Jean-Paul Monthioux, maire de Capdenac-le-Haut, ont exprimé leurs inquiétudes sur la concentration du débat autour de la question des fonctions essentielles plutôt que des orientations générales de la communauté. Ils préconisent d'engager des discussions sur un nouveau pacte de gouvernance, axé sur la décentralisation des décisions et l'amélioration des interactions avec les habitants.
Pour ces maires, un tel pacte pourrait renouveler les pratiques et établir un cadre solide pour les décisions à venir. “Un débat sur les orientations générales est essentiel avant toute élection de président. Cela engage l'avenir des 92 communes”, ont-ils souligné. Dans un contexte aussi tendu, cette réunion pourrait donc marquer un tournant décisif pour le Grand Figeac.







