Ce mardi 7 avril, Emmanuel Macron se rend à Lyon pour participer à un sommet international organisé par la France, dédié à la thématique "One Health", qui vise à allier santé humaine et santé environnementale. Ce concept, qui prend de plus en plus d'ampleur dans le monde de la santé publique, est au cœur des débats actuels, surtout dans un contexte post-Covid où les enjeux sanitaires sont cruciaux.
"On ne peut pas traiter tous ces sujets de manière séparée et c'est l'enjeu de ce sommet", a souligné l'Élysée. "Pour améliorer durablement la santé des humains, il est impératif d'améliorer celle de notre planète".
Le sommet a commencé ce lundi avec un colloque rassemblant des centaines de scientifiques. Philippe Baptiste, ministre de la Recherche, a déclaré : "En réunissant l'ensemble des disciplines et des expertises, nous posons les bases d'une approche intégrée de la santé, apte à répondre aux défis contemporains".
Des sujets "One Health" en plein essor
Depuis son arrivée à la présidence en 2017, Emmanuel Macron a régulièrement orchestré des sommets "One Planet" pour traiter des problématiques environnementales. Ce sommet est le premier à se concentrer sur les thématiques "One Health". Cette approche intégrative, largement adoptée, aborde simultanément les enjeux de santé humaine, animale et environnementale.
A l'ordre du jour : trois axes majeurs, tels que l'amélioration de la coopération internationale, la lutte contre les maladies infectieuses d'origine animale, et la prise en compte des pathologies liées à l'environnement, comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Ce dernier aspect a particulièrement pris de l'importance depuis la pandémie de Covid.
Un rassemblement international diversifié
Une vingtaine de pays seront représentés lors de ce sommet, avec des sessions thématiques le mardi matin, abordant des sujets tels que les maladies transmissibles, la résistance aux antibiotiques, et les impacts de la pollution sur la santé. Emmanuel Macron partagera la scène avec les dirigeants d'autres États comme le Botswana, le Cambodge, le Ghana et la Mongolie.
En après-midi, un rendez-vous de haut niveau réunira les chefs d'État pour discuter de la réforme de l'architecture de la santé mondiale, en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé.
Un sommet à contretemps?
Malgré la portée symbolique de ce sommet, la France réduit actuellement ses financements à la santé mondiale, soulevant des inquiétudes parmi les ONG. Vincent Leclercq, directeur général de Coalition PLUS, a exprimé ses réserves, évoquant une incohérence dans la stratégie du pays. "Un sommet qui prône la solidarité tout en coupant les financements à la lutte contre les épidémies représente un renoncement stratégique", a-t-il déploré.
En somme, bien que ce sommet représente une occasion idéale pour discuter des défis futurs en matière de santé, il intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et économiques qui pourrait en limiter l'impact réel.







