Ce jeudi, Josée Massi, maire de Toulon, a été solennellement élue présidente de la Métropole Toulon Provence Méditerranée avec 58 voix sur 60 possibles. L'assemblée comporte désormais douze vice-présidents, mais les maires de Six-Fours, de la Seyne-sur-Mer et de la Valette, représentant respectivement le Rassemblement National (RN) et l'Union des Démocrates et Indépendants (UDR), ont été écartés de ces postes de pouvoir. Ce choix marque un tournant dans la gouvernance locale et soulève des inquiétudes quant à l'inclusivité politique.
L'élection de Massi n'a pas été une surprise, préparée minutieusement en amont. L'absence d'une vice-présidence pour les maires RN et UDR se démarque d'un schéma antérieur où chaque commune de la métropole disposait de représentants au sein du bureau exécutif, même lorsque la gauche était au pouvoir à Seyne-sur-Mer. Dans une dynamique d'optimisme, Jean-Louis Masson, président du Conseil départementale du Var, a affirmé avoir "enterré la hache de guerre" avec Massi, une initiative apparemment prometteuse pour la cohésion de la majorité métropolitaine.
"Je suis fière qu'avec les neuf maires de la métropole, nous ayons réussi à ne proposer qu'une seule candidature," a déclaré Massi, affirmant sa volonté de rassembler. Toutefois, le véritable tournant se trouvait dans la réaction de ses prédécesseurs. Les maires Dorian Munoz (RN), Frédéric Boccaletti (RN) et Julien Argento (UDR) ont exprimé leur mécontentement face à l'absence de dialogue. Munoz a clairement mentionné : "On ne va pas faire des petits arrangements politiciens." Cette situation jette une ombre sur la collaboration entre la majorité et l'opposition qui pourrait s'intensifier à mesure que des décisions cruciales seront prises.
Lors de cette élection, Jean-Louis Masson a été élu premier vice-président sans encombre. Ce nouveau bureau métropolitain, réduit et concentré, s'éloigne des 15 vice-présidences précédemment détenues, selon le rapport d'ICI Provence. Massi a proposé d'inclure les maires dans une conférence des maires, un organe qui, selon elle, offrira un espace de dialogue sans enchevêtrements politiques. Cependant, Laure Lavalette, conseillère communautaire et députée RN, a qualifié cette conférence de "simple os à ronger", suggérant que la voix des communes historiquement sous-représentées serait faiblement entendue.
Elle a également évoqué la nécessité d'une représentation adéquate, affirmant : "On ne peut pas exclure 120 000 Varrois simplement en raison de l'affiliation politique de leur maire." Ces tensions marquent une nouvelle ère pour la Métropole, dont l'orientation managériale pourrait être mise à rude épreuve face aux revendications des municipalités concernées.







