Marine Tondelier, la cheffe des écologistes, a récemment inauguré son conseil scientifique de campagne, placé sous la direction du célèbre mathématicien Cédric Villani. Cet organe a pour mission d'évaluer les propositions de Tondelier en vue de l'élection présidentielle et de surveiller les reculs environnementaux observés.
Ce conseil, composé d'une dizaine d'experts, inclut notamment Yamina Saheb, spécialiste des politiques énergétiques, et Pierre-Henri Gouyon, biologiste axé sur la biodiversité. Lors d'une conférence de presse, Cédric Villani a affirmé que cette collaboration se veut constructive et efficace, consolidant ainsi le lien entre science et politique pour les enjeux environnementaux.
Parmi ces experts, plusieurs œuvrent dans des domaines variés tels que le climat, la pollution, l'eau et la santé publique, bien que certaines personnalités soient contraintes de garder l'anonymat pour des raisons professionnelles, comme l'a souligné Marine Tondelier.
Une instance dédiée à l'expertise scientifique
« Nous allons enrichir notre campagne de contenu scientifique, afin de captiver les Français sur des problématiques concrètes », a insisté Tondelier, qui se prépare à la primaire de la gauche et des écologistes prévue le 11 octobre. En réponse à une montée des critiques envers la science, ponctuée par des exemples tels que les attaques de l'ancien président américain Donald Trump, cette instance se propose également de mettre en place un observatoire des reculs environnementaux.
Cédric Villani a par ailleurs évoqué les conséquences des décisions gouvernementales récentes, comme celles liées au chantier contesté de l'A69 entre Toulouse et Castres. Ce projet a été qualifié de « moment de profond désaccord » entre le milieu scientifique et les autorités politiques, un point de rupture qui illustre les tensions actuelles autour des choix environnementaux dans le pays.
La porte-parole de la campagne, Léa Balage El Mariky, a également commenté sur les récentes modifications législatives affectant l'environnement, dénonçant le décalage croissant entre les politiques et la réalité scientifique.







