Le slogan Orthez c'est nous tous !, mis en avant par le nouveau maire lors de sa campagne électorale, rappelle la dynamique mobilisatrice d'Emmanuel Macron en 2017. À la tête d'une majorité renouvelée, Benjamin Moutet, 43 ans, a obtenu un score électoral de 57,02 % au premier tour des municipales du 15 mars.
« Porter une vision, initier une mobilisation collective et construire un projet commun » : l'ambition du maire a séduit les électeurs fatigués par des confrontations politiques stériles. Ce désir de rassemblement fait écho aux échecs passés à Orthez, où les divisions internes ont mené à l'échec de l'équipe municipale de 2014, dirigée par Yves Darrigrand, explique Sud Ouest.
D'autres sources médiatiques mettent en lumière les 30 réunions publiques menées par Moutet durant sa campagne, un effort jugé essentiel pour reconnecter la populace à la politique locale. « Nous devons transformer les difficultés en opportunités », a-t-il déclaré pendant un conseil municipal, en présentant une organisation centée sur dix thématiques, accompagnée d'un fervent engagement pour la transparence financière.
Au sein de son conseil municipal, Benjamin Moutet a décidé de redistribuer les indemnités des élus pour assurer une équité entre ceux ayant une délégation et les adjoints officiers, un geste novateur qui marque son changement d'approche. En effet, le maire a décidé de diminuer ses propres indemnités de 200 euros, rendant ainsi plus accessible la fonction publique locale.
Les critiques ne se sont pas fait attendre, notamment de la part de Jeanne Lamazère-Destugues, ancienne adjointe sous la mandature d’Emmanuel Hanon, qui a exprimé des réserves sur les différences de rémunération au sein du conseil. « Annoncer une collaboration tout en maintenant des inégalités de traitement pose problème », a-t-elle affirmé, soulignant que les membres de l'opposition perçoivent des indemnités nettement inférieures.
Pour Moutet, l'engagement de son équipe est la clé du succès. « Notre approche est de s'assurer que tout le monde soit mobilisé », a-t-il martelé, mettant en avant les bonnes volontés au sein de son équipe et le besoin d'un travail collaboratif.








