Alors que les prix des carburants s'envolent en raison du conflit au Moyen-Orient, les prélèvements fiscaux de l'État sont en chute libre. Le gouvernement tranquillise en déclarant que ces recettes sont désormais "deux fois inférieures aux aides mises en place". Ce phénomène est attribué à une baisse de la consommation de carburant, souligne Bercy.
Le gouvernement cherche à éteindre le débat. "L'État ne bénéficie pas de la crise", a affirmé le ministre de l'Économie le 21 avril, après une réunion d'alerte sur les finances publiques. Bien que la hausse des prix du carburant puisse sembler entraîner un bénéfice fiscal, l'exécutif insiste sur le fait que ces gains sont largement absorbés par les dépenses liées à la situation internationale, comme l'indique un article de BFMTV.
Des recettes en net recul
Le surplus fiscal provenant des carburants se réduit donc rapidement, selon le ministère. Initialement estimé à 270 millions d'euros entre mars et avril, ce chiffre a chuté à 170 millions d'euros au 10 avril. D'après Bercy, "uniquement 80 millions d'euros" reviennent à l'État, le reste étant réparti entre les collectivités locales et la Sécurité sociale. Cette chute est attribuée à une baisse de la consommation de 16 %.
Pendant ce temps, l'État a réinvesti plus de 150 millions d'euros pour soutenir les secteurs les plus touchés par la crise. Par conséquent, les revenus supplémentaires ne sont pas suffisants pour couvrir ces aides. "Il n'y a aucun surplus, mais des pertes pour les finances publiques", a insisté David Amiel, ministre des Comptes publics. Au-delà des carburants, le coût de la guerre au Moyen-Orient est évalué à 6 milliards d'euros, intégrant la montée de la dette, les opérations militaires et l'effet inflationniste. Face à cela, le gouvernement est contraint d'annoncer des économies proportionnelles.







