Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a exprimé ce mercredi 22 avril que la lutte contre le racisme en France devait être "au cœur de la question présidentielle" et faire partie de « l'agenda » de 2027.
"Il est essentiel de discuter dès maintenant des candidats à l'élection présidentielle et d'évaluer leurs capacités à contrecarrer la montée de l'extrême droite dans notre pays", a déclaré Bally Bagayoko au micro de RFI.
En tant que maire, il reconnaît sa responsabilité d'agir localement, mais insiste également sur la nécessité d'un changement au niveau national : "Il faut impérativement modifier le cadre juridique et les décisions politiques, ainsi que repenser le discours médiatique. C'est pourquoi cette question doit être portée à l'attention de tous les Français. "
Un racisme quasi "débridé" observé par le maire
Depuis son élection à la mairie de Saint-Denis en mars dernier, Bally Bagayoko fait face à un racisme de plus en plus visible, qu'il décrit comme « débridé ». "La tension sociale est palpable, et il est impératif que le politique réagisse rapidement", soutient-il.
Il espère également définir « prochainement » des initiatives visant à lutter contre ces problématiques. "Nous devons nous préparer pour 2027 avec des solutions concrètes pour aborder cette question de manière efficace", ajoute-t-il dans ses interventions sur RFI.
Reste fidèle à sa formation politique, La France insoumise, Bally Bagayoko plaide pour un rassemblement autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. "Il est crucial d'unir nos forces pour faire avancer notre cause", répète-t-il.
Appel à la mobilisation
Depuis son installation à la mairie de Saint-Denis, deuxième plus grande ville d'Île-de-France, Bally Bagayoko a été la cible de nombreuses agressions verbales racistes dans l'arène publique. "Ces attaques sont non seulement inacceptables, mais elles sont aussi le reflet d’un malaise plus général. J'exprime ma solidarité avec toutes les victimes de ces discours", déclare-t-il.
D'ores et déjà, Bally Bagayoko annonce un rassemblement prévu pour "fin mai, début juin" afin de dénoncer le racisme, l’antisémitisme et l'islamophobie. Le 4 avril, une mobilisation exemplaire à Saint-Denis avait rassemblé 15 000 personnes, témoignant d'une mobilisation citoyenne significative contre les discours de haine.







