Suite aux vives réactions suscitées par son déjeuner avec Jordan Bardella, le président du Medef, Patrick Martin, s’exprime. Dans une interview accordée à Radio Classique, il a rejeté toute banalisation du RN et a plaidé pour une démocratie ouverte, loin des querelles syndicales.
Jordan Bardella a déjeuné avec le Medef le 20 avril dernier. Le président du Rassemblement National a décrit des "échanges parfaitement courtois", soulignant des objectifs communs : relancer la production et soutenir les entreprises françaises. Ce repas a néanmoins suscité des critiques, notamment de la part de la gauche et des syndicats, la CFDT dénonçant un "cynisme" de la part du Medef. Marylise Léon a accusé l'organisation patronale de "banaliser un parti qui menace les valeurs républicaines". Interrogé sur Radio Classique le 23 avril, Patrick Martin s'est montré déterminé à assumer son choix d'inviter Bardella.
"La démocratie implique d'écouter tous les partis"
"Nous traitons tous nos interlocuteurs, tous les chefs de partis, sur un pied d’égalité", a affirmé Patrick Martin. Il a nié tout rapprochement avec le RN, précisant que le Medef est un acteur respectueux des règles démocratiques. "Ce n’est pas le Medef qui a porté le Rassemblement national à près de 35 % des voix électorales" a-t-il ajouté, tentant ainsi de dissocier son organisation des préoccupations politiques liées au parti.
Bien que Jordan Bardella ait rapidement résumé leur rencontre, Patrick Martin a préféré garder l’essentiel des échanges confidentiels. "La campagne présidentielle approche, et au moment venu, le Medef exprimera clairement ses choix en fonction des programmes qui évolueront".







