Alors que le blocus du détroit d'Ormuz et le récent bond de 7% du baril de Brent ravivent les inquiétudes concernant une possible pénurie de carburant en France, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, rassure le public. "À l'heure actuelle, il n'y a pas de risque de pénurie", a-t-elle affirmé lors d'une interview sur TF1.
Le gouvernement maintient sa ligne de conduite tant que la situation le permet. Toutefois, Bregeon a reconnu des "difficultés d'approvisionnement" dans 4% des stations-service, une proportion jugée normale en temps de paix.
Maud Bregeon refuse qu'il y ait des profiteurs de crise
Les tensions au Moyen-Orient ne semblent pas près de se résoudre. Les États-Unis envisagent une prolongation du blocus du détroit d'Ormuz, exacerbant la situation sur le marché pétrolier. Le baril de Brent a atteint 125,60 dollars, un niveau bien au-dessus de celui enregistré avant le conflit israélo-américain de fin février.
Dans ce contexte, Maud Bregeon a fermement rejeté l'idée de profiteurs de crise, en faisant notamment allusion aux résultats spectaculaires de TotalEnergies, dont les bénéfices ont crû de 51% au premier trimestre.
TotalEnergies prolonge son plafonnement des prix à la pompe
Bregeon a délivré un message explicite à TotalEnergies : "Nous demandons légitimement à Total de maintenir le plafonnement des prix tant que la crise perdure." En réponse, le groupe pétrolier a confirmé qu’il continuerait cette mesure, qui était initialement prévue pour cesser ce jeudi.
Quant à la taxation des superprofits, Maud Bregeon a évoqué que rien n'était exclu, ajoutant que le gouvernement conviendrait lundi d'une rencontre avec les distributeurs de carburants à Bercy, comme le signalent nos confrères de RTL.







