Guillaume Lissy, actuel maire de Seyssinet-Pariset, a été élu, le 30 avril, à la présidence de Grenoble Alpes Métropole, marquant ainsi une étape significative dans la dynamique politique régionale. Son élection, soutenue par un compromis avec le groupe des petites communes, a été saluée par ses partisans comme un signe d'unité et de responsabilité.
Avec un score de 87 voix, Lissy a devancé nettement les autres concurrents, notamment Allan Brunon de la France Insoumise, qui a obtenu 10 voix, et Enzo Billon du Rassemblement National avec 9 voix. Raphaël Guerrero, soutien de la droite, a décidé de retirer sa candidature, évoquant "l'intérêt général" comme motivation de son retrait.
Dans ses premières déclarations après son élection, Lissy a insisté sur l'importance du dialogue et de l'équité dans la gestion de la métropole. "Ce qui nous lie, c'est un pacte républicain. Les habitants attendent de nous de la hauteur et de la responsabilité," a-t-il déclaré. Ces mots résonnent particulièrement après les tensions qui ont marqué les précédentes sessions du conseil métropolitain, où des discussions prolongées avaient échoué à aboutir à un accord, comme l'a souligné le média [France 3 Alpes](https://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes).
Le nouveau président a reconnu que la semaine précédente avait été difficile, notant : "Nous avons presque touché le fond," avant de se réjouir de la progression vers un compromis. Il a promis d'être “le garant de l'équité, du dialogue” et de respecter les opinions de chacun, un engagement essentiel dans le cadre de la diversité politique de la métropole.
Cette décision a toutefois suscité des réactions mitigées. La France Insoumise, qui avait initialement trouvé un terrain d'entente avec Lissy, a exprimé son indignation face à ce qu'ils perçoivent comme une trahison de ses engagements envers la gauche. "Quelle honte, vous avez préféré dialoguer avec des gens de droite plutôt qu'avec nous," a critiqué le leader insoumis, soulignant les difficultés croissantes au sein de l'opposition.
En somme, l'élection de Lissy à la présidence représente un tournant important dans la politique locale, ouvrant la voie à de nouvelles dynamiques tout en soulevant des préoccupations sur la cohésion au sein du conseil métropolitain. Les mois à venir seront cruciaux pour observer comment ces nouveaux engagements se traduiront dans les actions concrètes au service des citoyens de Grenoble.







