Alors que les bénéfices de TotalEnergies explosent au premier trimestre 2026, le président du Rassemblement national a exprimé son soutien à une taxation des superprofits. Sur BFMTV, il a affirmé que "la mobilisation de tous est indispensable".
5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros) : c’est le bénéfice net que TotalEnergies a annoncé pour le premier trimestre 2026, marquant une hausse de 51 % par rapport à l’année précédente, en grande partie en raison de l’augmentation des prix du pétrole causée par la guerre au Moyen-Orient. Face à ces résultats “exceptionnels”, le gouvernement français a mis le groupe pétrolier dans son viseur : le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a appelé à une redistribution des profits lors de déclarations faites le 29 avril.
Interrogé par BFMTV, Jordan Bardella a montré une ouverture envers une taxe sur ces superprofits, soulignant que "dans le contexte de crise que nous connaissons, la mobilisation de tous est évidemment indispensable". Il a également salué le blocage des prix des carburants pratiqué par TotalEnergies, demandant à ce que ce geste se prolonge.
Concernant l’augmentation des prix à la pompe, Bardella a averti que cette tendance pourrait persister pendant plusieurs mois, voire années, accusant le gouvernement d’être totalement "impuissant". "Des millions de Français sont inquiets de voir les prix des carburants grimper de manière inouïe", a-t-il déclaré, soulignant l’angoisse croissante des consommateurs face à cette situation.
Pas de marine française dans le détroit d'Ormuz
Cette crise est exacerbée par la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage clé pour le commerce mondial où transitent environ 20 % de l'approvisionnement pétrolier. Dans un effort de déblocage, la France, en collaboration avec le Royaume-Uni, a récemment lancé une mission multilatérale qui a pour but d'assurer la sécurité dans cette zone sensible. Bien que les détails sur la mise en œuvre de la mission restent flous, l’Élysée a rappelé la présence de ressources militaires françaises dans la région.
Bardella a plaidé pour la réouverture du détroit d’Ormuz, mais a écarté l’idée d’un déploiement de la marine française avant qu’un cessez-le-feu durable ne soit établi. "Il serait imprudent d’envoyer nos militaires dans une zone aussi volatile", a-t-il insisté. La France pourrait néanmoins envisager des missions d’accompagnement une fois la situation stabilisée, sachant qu'elle a des capacités avérées en matière de déminage et de sécurité maritime.
Enfin, concernant une éventuelle intervention terrestre en Iran, Bardella a rejeté cette option, critiquant les objectifs "erratiques" de l'administration américaine qui, selon lui, créent de l'incertitude au sein de l'Occident.







