Le 29 avril, des représentants de la CGT d'Eurenco ont rencontré un conseiller de la ministre des Armées à Paris. Ils ont insisté sur la nécessité d'organiser une réunion entre la direction de la poudrerie de Bergerac et les syndicats, en grève depuis fin janvier pour des améliorations salariales.
La grève, qui dure depuis plus de trois mois, est animée par des revendications claires. Jérémy Caillé, délégué syndical de la CGT, a déclaré à sa sortie de la rencontre : "Sans négociations, le conflit chez Eurenco persistera. Chacun doit prendre ses responsabilités et discuter". Au cours de leur échange d'une heure, les syndicalistes ont retracé les circonstances de leur mobilisation, qui a commencé après leur refus de signer des accords jugés insatisfaisants fin janvier, alors que Force Ouvrière et la CGT estimaient que les propositions salariales ne correspondaient pas à la forte croissance du groupe, particulièrement dans le contexte actuel de réarmement, souligne un article de ici.fr.
Pour l’instant, les syndicats déposent régulièrement de nouveaux préavis de grève. Ils exigent une augmentation de 130 euros brut par mois, une meilleure couverture de la mutuelle, un allongement de la prime d'ancienneté et la conversion des intérimaires en CDI.
"La solution pour sortir de ce conflit ne peut se faire qu'avec des discussions"
Lors d'une réunion fin mars, le directeur général d'Eurenco avait proposé des primes, offre que les syndicats ont rejetée, dénonçant l'absence de nouveaux pourparlers. Jérémy Caillé a souligné : "La solution pour sortir de ce conflit ne peut se faire qu'avec des discussions autour d'une table. Si la direction d'Eurenco, entièrement détenue par l'État, ne reçoit aucune directive de son ministère, cela pourrait révéler une volonté générale de ne pas négocier avec les représentants des salariés". Il reste néanmoins optimiste quant à l'implication du ministère comme médiateur. "Le sujet d'Eurenco est bien connu au ministère. Il devrait y avoir une rencontre avec une personne ayant plus de responsabilités", estime-t-il. Un nouveau préavis de grève a été déposé pour jeudi prochain à 20h.







