Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle ère ferroviaire ? Cela semble être l’ambition affichée par le projet Écotrain. Cette navette, entièrement autonome et respectueuse de l’environnement, pourrait bientôt circuler sur des lignes secondaires françaises souvent délaissées.
Un projet innovant à 70 km/h
Co-financé à hauteur de 4 millions d’euros par l'État dans le cadre du programme France 2030, le projet avance à grands pas. La phase de recherche et développement s'est récemment terminée, et les essais ont commencé. Sur le site de l'entreprise Socofer, partenaire clé du projet, la navette est actuellement testée. "Pour l’instant, ce véhicule peut transporter jusqu'à 32 passagers", explique Killian Hamon, responsable des études mécaniques chez Socofer. Ce véhicule léger, qui pèse deux fois moins qu’un TER, fonctionne sur batteries et présente une conduite autonome. Capable de rouler à 70 km/h, il est également équipé d’un système de freinage électrique pour offrir un confort optimal aux passagers.
Renouer le lien social dans les zones rurales
Philippe Bourguignon, concepteur du projet, se réjouit de cette initiative bas carbone. "En matière de dépendance énergétique, il est préférable d’opter pour un transport sur rail plutôt que d'utiliser des camions électriques. Un train consomme six fois moins d'énergie sur une voie ferrée que sur une route. Il s'agit d'apporter une solution viable face à la voiture", explique l'ancien ingénieur. Au-delà de l’aspect innovant, l’objectif est de restaurer des liens sociaux dans des régions rurales souvent démunies de services ferroviaires. Actuellement, la SNCF estime que 500 kilomètres de lignes sont à l'abandon.
Néanmoins, l’Écotrain nécessite encore quelques perfectionnements avant d’être mis sur le marché. Il reste au minimum 10 millions d’euros à trouver pour mener le projet à terme.







