D’après l’intersyndicale, « plus de 500 » personnes se sont rassemblées vendredi 1er mai 2026, sur le site de Port-Boinot à Niort, alors que la police en a comptabilisé 400.
« Ça fait du bien de voir un 1er Mai qui regrossit ! », a conclu David Bodin, secrétaire général de la CGT des Deux-Sèvres, lors de son discours sur les pelouses de Port-Boinot. Ce rassemblement fait partie des 320 manifestations organisées à travers la France, dont deux dans le département, à l'initiative d’une intersyndicale réunissant la CGT, Force ouvrière, la FSU et Solidaires.
Dans un discours riche en références historiques, Bodin a souligné l'importance de cette journée : « C’est la fête des conquêtes sociales, de la réduction du temps de travail et de l’augmentation des salaires ! »
La menace est bien présente
Jocelyne Beaussant, de FO 79, a alerté sur les « régressions sociales » qui touchent de nombreux pays, y compris la France. Elle a critiqué les velléités du gouvernement d'autoriser le travail le 1er mai : « Ces gens-là sont des réactionnaires. Nous ne nous laisserons pas faire ! » À cette occasion, Christian L’Hôte, secrétaire départemental de la FSU, a aussi exprimé sa satisfaction et son inquiétude : « Grâce à la mobilisation, le 1er Mai demeure un jour férié et chômé, mais nous devons rester vigilants face aux pressions du patronat. »

La mobilisation du 1er mai à Niort était donc un véritable appel à la solidarité, et une occasion de revendiquer ensemble des droits fondamentaux pour les travailleurs.







