Lors d'une intervention sur Cnews et Europe1, Sarah Knafo a déclaré, le 4 mai, qu'il n'y a "ni assistés ni fainéants en France". L'ancienne candidate à la mairie de Paris a clairement exprimé son avis sur ce qu'elle considère comme un "système vicié" qui entrave l'initiative individuelle et favorise le statut d'inactivité. Selon elle, il est crucial de "rendre le travail attractif" plutôt que de stigmatiser les citoyens.
Face à la question de la productivité des Français, Knafo a provoqué la réflexion en soutenant que la raison pour laquelle certains choisissent de ne pas travailler réside dans un système inefficient. "Quand vous êtes rationnel, vous vous demandez : ‘Est-ce que cela vaut vraiment le coup de me lever chaque matin pour un petit boulot, alors que je peux rester chez moi et gagner la même chose ?'" a-t-elle souligné.
Pour améliorer la situation, Knafo propose de baisser massivement les charges sur le travail afin de réellement valoriser la contribution professionnelle. "Changer ce système est indispensable : il ne faut pas culpabiliser les gens mais encourager l'emploi" a-t-elle ajouté.
Ces idées contrastent fortement avec celles de son compagnon, Éric Zemmour, qui a fait de la lutte contre l’assistanat un pilier de sa campagne présidentielle de 2022. Ce dernier persiste à croire qu'un contrôle plus strict des aides sociales est nécessaire, y compris l’instauration de mesures telles que l’obligation pour les bénéficiaires du RSA de travailler.
Des experts du monde du travail, comme Philippe Martinez, ancien secrétaire général de la CGT, affirment que de telles politiques risquent de précariser les employés les plus vulnérables. Ils avertissent que les mesures proposées par Knafo, bien que motivées par de bonnes intentions, pourraient, si mal appliquées, renforcer l’inégalité sociale existante. Le débat autour du travail et de l’inactivité en France est donc plus crucial que jamais.







