Cette décision de Washington a été décrite par La Nación comme étant "sans précédent". Cinq membres sur sept du conseil d'administration du journal se retrouvent désormais dans l'impossibilité de voyager aux États-Unis. Selon des sources telles que El País América, cette situation s'inscrit dans un contexte plus large de tensions entre le gouvernement Chaves et des médias critiques, qui sont souvent qualifiés 'd'ennemis de la patrie'. Ce climat d'hostilité s'est accentué avec la montée au pouvoir de Rodrigo Chaves, qui doit céder le pouvoir très prochainement à sa successeure, Laura Fernández.

Des critiques croissantes contre le président, notamment des révélations d'affaires de corruption, ont souvent été rapportées par La Nación. Ces enquêtes vont jusqu'à faire état d'accusations graves, comme des agressions sexuelles lors de son passage à la Banque mondiale, un sujet abordé par The New York Times.

Recul de la liberté de la presse

Face à cette situation alarmante, de nombreuses organisations locales, incluant le Collège des journalistes et l'Institut de la presse et de la liberté d'expression, se sont unies pour appeler le gouvernement à rendre des comptes. Selon La Teja, cette coalition insiste sur l'importance de protéger la liberté d'expression au Costa Rica.

Le climat de suspicion à l'égard des journalistes s'intensifie, soulignant des préoccupations quant à des ingérences politiques. Bien que le Costa Rica ait toujours figuré parmi les pays les plus respectueux de la liberté de la presse, son classement mondial est passé de la 5e position en 2021, selon Reporters sans frontières, à la 38e aujourd'hui, une inquiétude qui résonne fort dans la communauté internationale.

Cette évolution inquiétante de la situation médiatique au Costa Rica pourrait avoir des répercussions durables sur la démocratie dans la région, tandis que le gouvernement de Chaves laisse entrevoir une dérive autoritaire.