Le dernier passage de l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré sur les ondes de Radio Nova fait grand bruit. Lors de son intervention dans l’émission « La dernière » le 10 mai, il a osé évoquer le cancer de Gabriel Attal et un accident concernant Sophia Aram, provoquant ainsi une vague d'indignation sur les réseaux sociaux.
Les internautes, qualifiant ses commentaires d'« indignes » et « malsains », remettent en question les limites de l'humour. Barré a commencé par dire : « Indignes, malsains et pas drôles » avant de détourner la discussion sur l’Eurovision. Ses remarques ont déclenché des réactions variées, notamment de nombreuses personnalités qui se sont exprimées sur « X ».
Des mots qui choquent
Dans son intervention, Pierre-Emmanuel Barré a déclaré : « Je dirais en un l’Eurovision; en deux, la candidature de François Ruffin; en trois le cancer de Gabriel Attal. Je ne dis pas qu’il a un cancer, mais si c’était le cas, il y aurait des raisons de dire… Hum... Dommage. » Cette plaisanterie douteuse sur la santé d’un homme politique a été perçue comme une plaisanterie de mauvais goût.
Il n'a pas épargné non plus Sophia Aram, la comparant à un événement tragique avec des mots tels que : « Si je devais choisir entre l’Eurovision et le spectacle de Sophia Aram, j’me suiciderais. » Ce qui a exacerbé la colère des auditeurs et des internautes, plusieurs d'entre eux qualifiant son humour d'extrêmement blessant.
Réagissant sur Twitter, Sophia Aram a dénoncé l’humour de la « gauche Pigasse », le liant à un manque de respect et de solidarité face aux souffrances des autres. Pour elle, cette forme de comédie est liée à une dynamique collective de harcèlement.
Réactions critiques
La polémique a attiré des figures publiques, comme l'essayiste Tristane Banon qui a questionné sur les réseaux sociaux : « Quand allons-nous, collectivement, arrêter de supporter tant d’indignité ? » Caroline Fourest a également ajouté que ce type de discours constitue « du CNews inversé », insistant sur la lourdeur des insinuations politiques incorporées dans ses blagues.
D'autres voix, comme celle de la journaliste Nora Bussigny, ont mis en lumière la manière dont Barré exprime une jubilation à l’idée de la mort d’Aram, questionnant ainsi les motivations derrière ces mots.







