En insistant sur la mise en œuvre stricte des arrêtés anti-mendicité, le nouveau maire de La Rochelle, Olivier Falorni, crée une onde de choc au sein de l'opposition de gauche qui dénonce une « chasse aux pauvres ». L'édile continue de défendre sa position avec fermeté.
Un mois et demi après son élection, les critiques commencent à pleuvoir. Olivier Falorni, au cœur d'une tempête médiatique, se retrouve sous le feu des projecteurs.
Un témoin privilégié, Francis, 25 ans, habitant du centre-ville, constate l'augmentation des patrouilles de police. Sous un porche, il confie : « Il y a plus de policiers, et leurs méthodes ont changé. » Bien qu'il soit accablé par sa situation, il fait preuve de résilience : « Ils font leur travail. Mais j’ai aussi besoin de manger. » Une triste vérité partagée par de nombreux marginaux de la ville.
Le groupe politique de gauche, La Rochelle Unie, critique vertement cette politique, qualifiant de « faute humaine » ces méthodes, affirmant : « On ne traite pas la détresse sociale avec des amendes. » Ils soulignent qu'éloigner les plus défavorisés ne résout en rien le problème, mais déplace simplement les difficultés.
Aucun nouvel arrêté
Pour Olivier Falorni, toutefois, la situation est claire : il se contente d'appliquer les textes en vigueur, hérités de ses prédécesseurs. « Je demande simplement l'application des lois en place, » affirme-t-il, en référence à des arrêtés signés en juin par l'ancien maire, Jean-François Fountaine, qui prohibent certaines occupations de rue.
En parallèle, l'association Gamelles Pleines observe que l'éloignement des marginaux n'est pas uniquement dû à cette nouvelle politique. Anne Queffelec, porte-parole de l'association, explique : « Les causes de ces déplacements sont multiples, la violence joue un rôle crucial, et il s'agit d'un problème qui dépasse la seule ville de La Rochelle. »
Le débat est relancé. En 1995, des arrêtés similaires avaient été déclarés illégaux. À La Rochelle, les maires changent, mais les questions de justice sociale restent, tel un ressac, au cœur des discussions.
Cette situation soulève de nombreuses interrogations sur l'équilibre entre sécurité publique et empathie sociale, témoignant d'une tension croissante dans une ville réputée pour son accueil et son ouverture.







