À l'aube d'une décision cruciale dans le cadre des assistants parlementaires européens du Rassemblement national, Marine Le Pen a cherché à orienter le débat. Sur RTL, le 13 mai, la présidente du Rassemblement national a déclaré qu'elle se présenterait à l'élection présidentielle de 2027, à condition que la justice ne lui impose pas d'inéligibilité.
L'échéance judiciaire du 7 juillet pourrait radicalement changer la donne pour Le Pen, alors que la cour d'appel de Paris doit se prononcer sur une affaire qui menace son futur politique. La cheffe du RN ne manque pas de signifier que sa détermination à se battre pour la présidence demeure intacte, comme le rapporte RTL.
Lors de cet entretien, Marine Le Pen a affirmé que si sa condamnation se limitait à une peine avec sursis, elle serait "évidemment" candidate. "Je continuerai à me défendre par tous les moyens possibles", a-t-elle déclaré, réaffirmant sa volonté de faire entendre sa voix dans la course présidentielle.
Taxation des superprofits, Smic et audiovisuel public
En revanche, elle a précisé qu'une déclaration d'inéligibilité mettrait un terme à ses ambitions. Cette éventualité pousse certains cadres du RN à réfléchir à l'avenir du parti. Elle a également exposé un certain nombre de propositions politiques, en se montrant favorable à une "taxation transitoire" des superprofits, citant notamment l'entreprise Total, mais a une fois de plus rejeté l'idée d'une augmentation du Smic, jugée trop pénalisante pour les entreprises.
Concernant l'audiovisuel public, Le Pen a plaidé pour la privatisation totale des chaînes de France Télévisions, en s'appuyant sur les discussions récemment relancées par le rapport Alloncle. Enfin, elle a démenti les rumeurs d'un potentiel poste au Quai d'Orsay dans le cas où Jordan Bardella serait élu. "Je ne recherche pas une fonction", a-t-elle affirmé, fermant ainsi la porte à des spéculations sur un éventuel rôle au sein du gouvernement.







