Tentative de nuire à sa carrière politique ou véritable escroquerie ? La députée a défendu sa position en affirmant qu'elle n'avait pas tenté de manipuler des fonds d'un média qu'elle ne dirigeait plus. Lors de son audience, qui s'est déroulée dans une atmosphère cordiale pendant plusieurs heures, elle a interrogé la procureure : « Pourquoi avoir choisi ce moment, alors que je suis candidate à la mairie de Paris, pour rouvrir cette affaire ? »
En effet, Sophia Chikirou, qui avait obtenu 7,96 % des voix lors des dernières élections municipales, affirme que ce dossier est un "poison politique" visant à entraver son ascension. Son avocat, Dominique Tricaud, a plaidé pour sa relaxe, soulignant l'absence de lésé dans cette affaire.
State of the Case
L'accusation soutient que Chikirou a tenté de tromper le Crédit du Nord, en demandant un transfert de 67 146 euros à sa société de conseil, alors qu'elle avait été déchue de ses fonctions de présidente de la société "Le Média". Des éléments tels que des courriels internes et des SMS ont été présentés pour attester de ses actions.
La procureure a reconnu que, bien que ce ne soit pas l'affaire du siècle, la situation aurait pu être résolue différemment, requérant seulement une amende proportionnelle à la somme en jeu. L'absence de victimes à l'audience a joué en faveur de Chikirou, qui a qualifié le processus de harcèlement médiatique persistant.
Les implications politiques
Le différend est également interprété par certains observateurs comme un conflit commercial entre deux entités. Sophia Chikirou a affirmé qu'elle n'avait été informée de son licenciement que via un SMS, relevant la confusion entourant ses obligations à l'époque.
La décision finale sera connue le 8 juin prochain, Chikirou exprimant le désir de clore ce chapitre de son parcours : « Honnêtement, je tente de vivre comme si c'était la fin de cette histoire. » Ses partisans restent mobilisés, interprétant cette affaire comme une attaque politique, tandis que ses détracteurs continuent d’appeler à la transparence et à la responsabilité.







