Le parquet de Paris a récemment demandé une amende de 50 000 euros à l'encontre de la députée LFI, Sophia Chikirou, dans le cadre de l'affaire du « Média », tout en écartant la possibilité d'une peine d'inéligibilité. Cette décision intervient alors qu'elle est mise en cause pour tentative d'escroquerie, des faits qui remontent à 2018 et qu'elle conteste vigoureusement.
Lors d'une audience le mardi, le parquet a proposé une amende de 40 000 euros avec sursis, soulevant des éléments tels que « l’ancienneté des faits » et l'absence de plainte d'une partie civile, ce qui a conduit à une appréciation nuancée de la gravité des actes commis, rapportent les informations de l'AFP.
Les accusations envers Sophia Chikirou se fondent sur des événements survenus à l'été 2018, une période caractérisée par des tensions internes au sein de la web-tv, mise en place après la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. L'accusation lui reproche d'avoir tenté de transférer 67 146 euros des comptes de la société de production vers Mediascop, sa société de conseil, bien qu'elle ne soit plus présidente à l'époque.
Elle est également suspectée d'avoir tenté d'encaisser plusieurs chèques émis au nom du Média. Cependant, ces démarches n'ont pas été finalisées, en raison de vérifications effectuées par la banque.
Une décision attendue le 8 juin
À l'audience, la représentante du parquet a souligné que les éléments du dossier pourraient caractériser une tentative d'escroquerie, passible de cinq ans d'emprisonnement. Cependant, elle a également mis en avant le contexte particulier de l'affaire, où des désaccords internes et des tensions de gouvernance avaient conduit à des ruptures entre les principaux acteurs du Média.
De son côté, la défense rejette toute accusation d'intention frauduleuse. L'avocat de Chikirou, Me Musso, a plaidé pour une relaxe en qualifiant les accusations d'artificiellement exagérées. Sophie Chikirou, quant à elle, considère cette procédure comme un acte politique, suggérant que les événements ont été réexaminés dans un contexte d'activités électorales. Elle insiste sur le fait qu'il s'agit principalement d'un conflit de gestion du Média, et non d'une volonté malveillante d'appropriation de fonds.
La cour rendra sa décision le 8 juin, et tous les regards sont tournés vers cette date clés qui pourrait influencer le paysage politique local.







