Selon un sondage récent de Toluna Harris Interactive, Edouard Philippe se démarquerait de son concurrent Gabriel Attal dans une élection présidentielle. Cependant, la candidature des deux hommes pourrait ouvrir la porte à une qualification au second tour pour l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon.
Cette enquête menée pour M6 et RTL révèle que, si les élections avaient lieu aujourd'hui, le Rassemblement national, représenté par Marine Le Pen ou Jordan Bardella, recueillerait une majorité écrasante, avec 68 % contre Mélenchon, 57 % contre Attal, et 54 % contre Philippe.
La simulation du premier tour explore plusieurs scénarios, dont un où Philippe et Attal se présentent tous deux pour le camp macroniste, tandis que le RN propose ses figures. Dans une configuration où les anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron se mesurent à un candidat RN, Philippe obtiendrait 13 % des voix, devançant Attal qui récolterait 9 %. Cette division des voix favoriserait Mélenchon, qui pourrait atteindre 14 %.
Si Attal est choisi pour représenter le « socle commun », il pourrait obtenir entre 14 et 15 %, rivalisant de près avec Mélenchon, dont le pourcentage pourrait atteindre 15 %. Philippe, quant à lui, tiendrait la barre au-dessus de Mélenchon, avec des estimations variant entre 17 et 19 %.
Les résultats confirment une tendance à la hausse pour Mélenchon, déjà observée dans un sondage précédent à début juin, où il était estimé entre 12 et 13 %. De manière générale, le RN reste largement en tête avec 31 à 34 % des intentions de vote au premier tour, loin devant les autres candidats.
Des figures comme Raphaël Glucksmann se positionnent entre 10 et 11 %, tandis que Bruno Retailleau est entre 8 et 11 %, et Eric Zemmour autour de 5 ou 6 %. En dessous de 5 %, Fabien Roussel, Marine Tondelier, Nicolas Dupont-Aignan et Nathalie Arthaud affichent des scores modestes.
Cette enquête a été menée en ligne du 25 au 27 mai auprès de 1.744 électeurs, selon une méthode de quotas, et la marge d'erreur estimée oscille entre 1 et 2,3 %. À noter que les sondages ne prédisent pas les résultats futurs, mais offrent un aperçu des dynamiques électorales actuelles.







