Alors que le Paris Saint-Germain s'apprête à affronter Arsenal en finale de la Ligue des champions, un constat émerge : les personnalités politiques ne cachent pas leur flamme pour le club parisien. Cette tendance ne relève pas seulement de la passion sportive, mais s'inscrit aussi dans une stratégie d'image soigneusement calculée.
Pour Gabriel Attal, cette date marquée au calendrier va bien au-delà d'un simple match. En effet, il organise également un meeting de campagne le même jour, planifiant son discours pour que ses soutiens puissent apprécier l'événement sportif en direct. Cette double approche montre l'importance de l'événement pour les politiciens.
Nicolas Sarkozy, figure emblématique du soutien au PSG, ne manque jamais une occasion de se retrouver dans les tribunes du Parc des Princes. Les événements sportifs sont devenus des lieux de networking incontournables pour des politiciens comme Karl Olive ou le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui a fait de la pérennité du Parc des Princes un sujet de campagne lors des élections municipales. Ce dernier prévoit de regarder la finale en compagnie des fans à Paris.
Cependant, certains ont choisi de prendre leurs distances, tel que Raphaël Glucksmann, en réaction aux critiques entourant le Qatar et sa dernière Coupe du monde. D'autres, comme Emmanuel Macron, oscillent entre loyauté et opportunisme, affichant leur soutien au PSG tout en restant fidèles à l'Olympique de Marseille. Quant à l'Élysée, une réception pour les joueurs en cas de victoire semble incertaine. Un conseiller a même plaisanté, estimant que ça pourrait porter malheur.
Se montrer aux côtés du PSG, passage obligé ?
Au-delà de la simple passion pour le football, le PSG est devenu une vitrine, symbolisant le rayonnement de la France sur la scène mondiale. Avec son appartenance à l'Émirat du Qatar, le club fonctionne comme un instrument de diplomatie sportive, propice à l'image publique de ceux qui s'y associent. Dans un contexte où le soutien à une équipe devient une tendance, il est presque essentiel pour les ambitieux du politique de se lier à cette image positive.
Les campagnes électorales modernes n'hésitent plus à se mettre en scène dans les stades, utilisant le football, un sport prisé du grand public, pour attirer un électorat divers. Le football, reflet d'une France qui aspire à la victoire collective, est un outil puissant. Emmanuel Macron l’a bien compris, s'apprêtant à visiter Clairefontaine pour encourager les Bleus avant leur départ pour la Coupe du monde.







