Le 28 mai, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une loi historique pour supprimer officiellement le Code noir et d'autres textes liés à l'esclavage dans les colonies françaises. Bien que ces lois soient obsolètes depuis l'abolition de l'esclavage en 1848, leur statut juridique n'avait jamais été officiellement annulé jusqu'à présent. Ce geste symbolique a reçu un écho favorable de tous les partis, mais Véronique Besse, députée non inscrite de Vendée, a souligné qu'il était crucial d'enseigner toutes les formes d'esclavage.
Lors de cette journée mémorable, Besse a rappelé que la suppression des dispositions qui considéraient les esclaves comme "biens meubles" était nécessaire pour restaurer la dignité humaine. Elle a déclaré : « C'est un acte de mémoire indispensable pour la dignité humaine, sans repentance stérile. »
Une histoire à multiples facettes
Besse a également mis en lumière ce qu'elle perçoit comme une approche partielle de l'histoire de l'esclavage. « Cette grandeur morale est éclipsée par ceux qui instrumentalisent la mémoire de l'esclavage pour désigner l'Occident comme le grand coupable, » a-t-elle indiqué lors de son discours. Elle a rappelé que d'autres formes d'esclavage, telles que les traites orientale et transsaharienne, ainsi que des razzias dans l'océan Indien, méritent également d'être étudiées selon les mots de l'historien sénégalais Tidiane Ndiaye.
Elle a insisté : « Toutes les traites doivent être enseignées pour apaiser les mémoires. »
Des parallèles historiques
Profitant de l'occasion, Besse a établi un parallèle avec l'histoire de la Vendée pendant la Révolution française, rappelant que les décrets d'anéantissement de la Vendée n'avaient jamais été abrogés. « Comme le Code noir, ces décrets sont caducs, mais il faut rompre symboliquement avec le socle légal des atrocités. »
Elle a également évoqué le génocide arménien, déclarant : « Un million et demi de victimes, et la reconnaissance tarde toujours. » En concluant : « La France est grande quand elle est juste. »







